24/09/2017

Lundi 25 septembre 2017

Jésus disait à ses disciples : ‘Personne n’allume une lampe pour la recouvrir d’un vase ou la mettre sous un lit. Au contraire, on la met sur le lampadaire afin que ceux qui entrent voient la lumière. Car il n’y a rien de caché qui ne soit ensuite découvert, rien de secret qui ne soit ensuite connu et amené au grand jour.

Soyez attentifs à la manière dont vous écoutez, car, si quelqu’un possède, on lui donnera, et si quelqu’un ne possède rien, on lui enlèvera même ce qu’il croit posséder.’  Luc 8,16-18.

L’Evangile est une lampe qui guide les pas de l’homme.

Mais souvent les mots sont enfermés dans les pages d’une livre dressé parmi les romans dans une bibliothèque. Parole emprisonnée. Parole inhumée. Parole abandonnée.

L’Evangile devient vivant quand il est médité. Quand il est prié. Quand il est accueilli dans la vie. Quand il est adopté dans le quotidien.

L’Evangile rayonne sur notre visage, dans notre regard, dans nos paroles, dans nos gestes.

L’Evangile donne sens à nos projets, à nos actions, à nos rencontres.

Il nous arrive de nous heurter à la signification du texte. Laissons-nous pénétrer par chaque verset, par chaque mot. Soyons le disciple attentif, observateur, chercheur, passionné, persévérant et fidèle.

L’Evangile est notre lumière.

15:14 Écrit par Pol Braconnier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Jeudi 21 septembre 2017

Un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui. Jésus entra chez lui et prit place à table. Survint une femme de la ville, une pécheresse. Elle avait appris que Jésus mangeait chez le pharisien, et elle apportait un vase précieux plein de parfum. Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, à ses pieds, et ses larmes mouillaient les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et y versait le parfum.

En voyant cela, le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même : ‘Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu’elle est : une pécheresse.’

Jésus prit la parole : ‘Simon, j’ai quelque chose à te dire. – Parle, Maître.’ Jésus reprit : ‘Un créancier avait deux débiteurs ; le premier lui devait cinq cents pièces d’argent, l’autre cinquante. Comme ni l’un ni l’autre ne pouvait rembourser, il remit à tous deux leur dette. Lequel des deux l’aimera davantage ?’ Simon répondit : ‘C’est celui à qui il a remis davantage, il me semble. – Tu as raison’, lui dit Jésus.

Il se tourna vers la femme, en disant à Simon : ‘Tu vois cette femme ? Je suis entré chez toi, et tu ne m’as pas versé d’eau sur les pieds. Elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux. Tu ne m’as pas embrassé ; elle, depuis son entrée, n’a cessé d’embrasser mes pieds. Tu ne m’as pas versé de parfum sur la tête ; elle, elle m’a versé un parfum précieux sur les pieds. Je te le dis : si ses péchés, ses nombreux péchés sont pardonnés, c’est à cause de son grand amour. Mais celui à qui on pardonne peu, montre peu d’amour.’

Puis il s’adressa à la femme : ‘Tes péchés sont pardonnés.’

Les invités se dirent : ‘Qui est cet homme, qui va jusqu’à pardonner les péchés ?’

Jésus dit alors à la femme : ‘Ta foi t’a sauvée. Va en paix !’  Luc 7,36-50.

Il y a des gestes qui expriment plus que les paroles. Peu de mots peuvent traduire la vérité du cœur, la délicatesse des sentiments, la sincérité des intentions.

La femme a agi avec authenticité. Elle s’est offerte. Elle s’est abandonnée. Avec confiance. Avec foi.

La femme s’est penchée. Elle s’est courbée. Elle est descendue au plus profond d’elle-même. Elle a touché ses blessures et les a nommées.

Jésus était attentif.  Il était à son écoute. Il a perçu sa souffrance. Dans le silence. Dans la compassion.

La femme a versé le parfum. Comme l’amour se répand. Comme la paix s’installe. Comme la réconciliation retrouvée.

15:09 Écrit par Pol Braconnier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Dimanche 24 septembre 2017

20,1 Car le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui sortit dès le matin, afin de louer des ouvriers pour sa vigne. 2 Il convint avec eux d'un denier par jour, et il les envoya à sa vigne.

3 Il sortit vers la troisième heure, et il en vit d'autres qui étaient sur la place sans rien faire. 4 Il leur dit : ‘Allez aussi à ma vigne, et je vous donnerai ce qui sera raisonnable.’

5 Et ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers la sixième heure et vers la neuvième, et il fit de même.

6 Étant sorti vers la onzième heure, il en trouva d'autres qui étaient sur la place, et il leur dit : ‘Pourquoi vous tenez-vous ici toute la journée sans rien faire?’ 7 Ils lui répondirent : ‘C'est que personne ne nous a loués.’ – ‘Allez aussi à ma vigne’, leur dit-il.

8 Quand le soir fut venu, le maître de la vigne dit à son intendant : ‘Appelle les ouvriers, et paie-leur le salaire, en allant des derniers aux premiers.’

9 Ceux de la onzième heure vinrent, et reçurent chacun un denier.

10 Les premiers vinrent ensuite, croyant recevoir davantage; mais ils reçurent aussi chacun un denier.

11 En le recevant, ils murmurèrent contre le maître de la maison, 12 et dirent : ‘Ces derniers n'ont travaillé qu'une heure, et tu les traites à l'égal de nous, qui avons supporté la fatigue du jour et la chaleur.’

13 Il répondit à l'un d'eux : ‘Mon ami, je ne te fais pas tort; n'es-tu pas convenu avec moi d'un denier? 14 Prends ce qui te revient, et va-t'en. Je veux donner à ce dernier autant qu'à toi. 15 Ne m'est-il pas permis de faire de mon bien ce que je veux? Ou vois-tu de mauvais œil que je sois bon?’

16 Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers. Matthieu 20,1-16.

Chômeurs ? Demandeurs d’emploi ? Crise sociale ? Revendication syndicale ? Peut-être bien.

Mais il s’agit du Royaume de Dieu. Il s’agit du Règne de Dieu. Il s’agit de cet espace intérieur, cet espace de vérité, cet espace de sens où Dieu demeure. Il s’agit de cette part du divin déposée en nous et qui nous fait ressembler à Dieu. Le Royaume de Dieu, ici et maintenant.

Nous en prenons conscience très tôt ou très tard. Peu importe. Entendons l’appel. Ecoutons la voix. Rencontrons le regard. Levons-nous. Répondons à l’invitation. Rejoignons Dieu présent en nous.

Ne disons pas :

‘Personne ne m’a embauché. Personne ne m’a aimé.’

‘Je suis trop jeune. Je suis trop vieux.’

‘Je suis trop triste. J’ai trop souffert.’

‘Je suis découragé. Je veux rester assis.’

‘Je ne veux plus bouger. Je veux mourir ainsi.’

‘Allez, vous aussi, à ma vigne, et je vous donnerai ce qui est juste.’

Entrons dans la dynamique de Dieu. Laissons-nous travailler par Dieu. Abandonnons-nous à sa tendresse. Saisissons la main qui nous guide. Trouvons le chemin de cette vigne intérieure.

Alors nos journées porteront le sourire de Dieu, la joie de Dieu, la paix de Dieu, la bonté de Dieu.

Nous sommes les embauchés de l’amour. Nous sommes les ouvriers du Royaume.

Il n’y a pas d’exclu. Il n’y a pas de rejet. Il n’y a pas de préférence. Il n’y a pas de privilège. Il n’y a que l’amour.

12:33 Écrit par Pol Braconnier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |