27/07/2017

Vendredi 28 juillet 2017

Jésus disait à ses disciples : ‘Quant à vous, écoutez ce que veut dire la parabole du semeur.

Chaque fois qu’un homme entend la Parole du Royaume et ne la comprend pas, le Mauvais survient, et il emporte ce qui a été semé dans son cœur : c’est celui qui a été semé au bord du chemin.

Celui qui a été semé sur le sol pierreux, c’est celui qui entend la Parole et aussitôt la reçoit avec joie ; mais il n’a pas de racine en lui-même, il est l’homme du moment ; lorsque survient une épreuve ou une persécution à cause de la Parole, aussitôt il tombe.

Celui qui a été semé dans les épines, c’est celui qui entend la Parole, mais le souci du monde et l’illusion de la richesse étouffent la Parole, qui ne peut porter de fruit.

Et celui qui a été semé sur la bonne terre, c’est celui qui entend la Parole et la comprend ; celui-là porte du fruit et produit tantôt cent, tantôt soixante, et tantôt trente.’ Matthieu 13,18-23.

Le grain tombé dans la bonne terre portera du fruit.

Avant de devenir une terre accueillante à la semence, le sol était durci. Il était pierreux. Il était envahi par les épines. Un terrain inculte. Un terrain en friche. Un terrain abandonné.

Avant les semailles, le laboureur a travaillé la terre. Il a enlevé les pierres. Il a arraché les épines. Il a retourné le sol, profondément, découvrant une terre fertile, riche et généreuse.

Pour recevoir la Parole de Dieu, un travail préliminaire est nécessaire. Un effort est demandé. Une tâche longue et difficile peut-être.

Nous avons l’avantage de pouvoir progresser pas à pas. A notre rythme. Portés par l’Esprit. Accompagnés par la présence de Dieu.

Notre ‘oui’ est nécessaire sans lequel Dieu ne peut accéder à notre liberté.

 

Voici, je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui et je prendrai la Cène avec lui et lui avec moi. Apocalypse 3,20.

Je m’avançai vers l’ange et le priai de me donner le petit livre. Il me dit : Prends et mange-le. Il sera amer à tes entrailles, mais dans ta bouche il aura la douceur du miel. Je pris le petit livre de la main de l’ange et le mangeai. Dans ma bouche il avait la douceur du miel, mais quand je l’eus mangé, mes entrailles en devinrent amères. Et l’on me dit : Il te faut à nouveau prophétiser sur des peuples, des nations, des langues et des rois en grand nombre. Apocalypse 10,9-11. (Double aspect de la parole de Dieu : douceur de la réception, mais âpreté de l’annonce).

15:44 Écrit par Pol Braconnier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Jeudi 27 juillet 2017

Les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : ‘Pourquoi leur parles-tu en paraboles ?’

Jésus répondit : ‘Quant à vous, il vous a été donné de connaître les mystères du Royaume des cieux, mais à ces hommes-là cela n’a pas été donné. Car, celui qui possède, on lui donnera ; et celui qui ne possède pas, on lui enlèvera même ce qu’il possède…

Quant à vous, heureux vos yeux parce qu’ils voient, vos oreilles parce qu’elles entendent...’ Matthieu 13,10-17.

Le monde est rempli d’images. Les médias nous jettent au visage quantité de photos qui nous heurtent, qui nous blessent, qui nous bousculent, qui restent incrustées dans notre mémoire.

Le monde est envahi de paroles. Elles nous incitent. Elles nous sollicitent. Elles nous dispersent. Elles nous distraient. Elles nous troublent. Elles nous étourdissent.

Voir l’invisible et entendre dans le silence…

Accordons-nous un moment de retrait. Un temps de silence. Un peu de solitude. Fermons les yeux et prenons conscience de la vie en nous. Prenons le contrôle de nos pensées. Ecrivons notre vie sur une page blanche. En y mettant de la bonté et de la douceur. De la vérité et de la générosité. De la paix et du pardon.

Pour un renouvellement. Pour une renaissance. Pour une résurrection. Pour une conversion.

Dieu est dans l’invisible. Dieu est dans le silence. Dieu crée l’Homme nouveau.

 

« Tard je t’ai aimée, Beauté si antique et si nouvelle, tard je t’ai aimée. Et pourtant tu étais dedans. C’est moi qui étais dehors où je te cherchais en me ruant sans beauté vers ces beautés que tu as faites. Tu étais avec moi. C’est moi qui n’étais pas avec toi. Vivante sera désormais ma vie, toute pleine de toi... » SAINT AUGUSTIN, Les confessions, Garnier-Flammarion, Paris, 1964, p. 229-230. 

 

15:37 Écrit par Pol Braconnier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/07/2017

Mercredi 26 juillet 2017

Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison et s’était assis au bord du lac. De grandes foules se rassemblèrent auprès de lui, c’est pourquoi il monta dans une barque et s’y assit, tandis que la foule se tenait sur le rivage. Et il leur enseignait beaucoup de choses en paraboles.

Il leur disait : ‘Voilà que le semeur est sorti pour semer.

Comme il semait, des grains tombèrent au bord du chemin, et quand les oiseaux sont venus, ils les ont mangés.

D’autres tombèrent sur le sol pierreux où il n’y avait pas beaucoup de terre, et aussitôt ils levèrent, parce qu’ils n’avaient pas beaucoup de profondeur de terre, mais quand le soleil se fut levé, ils brûlèrent et, faute de racine, ils se desséchèrent.

D’autres tombèrent dans les épines ; les épines ont grandi et les ont étouffés.

D’autres enfin tombèrent sur de la bonne terre, et ils ont donné du fruit, tantôt cent, tantôt soixante, et tantôt trente.

Celui qui a des oreilles, qu’il entende !’ Matthieu 13,1-9.

Pour le semeur, chaque grain est important. Il est porteur de vie. Il est porteur d’une promesse, celle d’un épi chargé de blé.

Fort de cette confiance, il sème à tout vent. Avec générosité. Avec le risque de la perte, du gaspillage, de l’erreur.

L’amour est ainsi. Il en faut beaucoup. Il faut oser. Il faut s’exposer. Nous ne savons pas quel sera l’accueil. Nous ne connaissons pas l’intégrité, la loyauté, la sincérité de l’autre. Nous pouvons être trompés, abusés, escroqués.

Mais l’amour peut aussi être reçu, estimé, apprécié. L’amour peut aussi grandir. Il peut s’étendre. Il peut se multiplier. Il peut éveiller et susciter d’autres amours. Il finira par construire la fraternité.

Dieu est le semeur d’amour persévérant et généreux.

 

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Suggestion

 

  • Choisir un extrait de l’Evangile. Court. Connu ou non ;
  • Etablir le plan : introduction – dialogues – actions – conclusion ;
  • Repérer les intervenants. Leurs attitudes. Leurs paroles ;
  • Se laisser interpeler par un mot, un verset… ;
  • Mettre sa vie en relation avec le texte ;
  • Découvrir le résultat : un éclairage, un changement, une nouveauté, une compréhension, une motivation, un sens… ;
  • Faire silence en conservant la présence du texte et son écho en nous-mêmes ;
  • S’abandonner au travail de la Parole en nous ;
  • Relire le texte et le garder pour s’y référer plus tard.

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