18/11/2017

Dimanche 19 novembre 2017

Jésus disait à ses disciples : ‘25,14 Il en sera comme d'un homme qui, partant pour un voyage, appela ses serviteurs, et leur remit ses biens.

15 Il donna cinq talents à l'un, deux à l'autre, et un au troisième, à chacun selon sa capacité, et il partit.

16 Aussitôt celui qui avait reçu les cinq talents s'en alla, les fit valoir, et il gagna cinq autres talents.

17 De même, celui qui avait reçu les deux talents en gagna deux autres.

18 Celui qui n'en avait reçu qu'un alla faire un creux dans la terre, et cacha l'argent de son maître.

19 Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint, et leur fit rendre compte.

20 Celui qui avait reçu les cinq talents s'approcha, en apportant cinq autres talents, et il dit : Seigneur, tu m'as remis cinq talents; voici, j'en ai gagné cinq autres.

21 Son maître lui dit : C'est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître.

22 Celui qui avait reçu les deux talents s'approcha aussi, et il dit : Seigneur, tu m'as remis deux talents; voici, j'en ai gagné deux autres.

23 Son maître lui dit : C'est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître.

24 Celui qui n'avait reçu qu'un talent s'approcha ensuite, et il dit : Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n'as pas semé, et qui amasses où tu n'as pas vanné; 25 j'ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre; voici, prends ce qui est à toi.

26 Son maître lui répondit : Serviteur méchant et paresseux, tu savais que je moissonne où je n'ai pas semé, et que j'amasse où je n'ai pas vanné; 27 il te fallait donc remettre mon argent aux banquiers, et, à mon retour, j'aurais retiré ce qui est à moi avec un intérêt.

28 Otez-lui donc le talent, et donnez-le à celui qui a les dix talents.

29 Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l'abondance, mais à celui qui n'a pas on ôtera même ce qu'il a.

30 Et le serviteur inutile, jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.’ Matthieu 25,14-30.

Certains diront que nous recevons nos talents à la naissance. Mais, peut-être les recevons-nous tout au long de notre vie. Ils nous sont donnés, ils nous sont offerts par les rencontres, les réflexions, les lectures, la prière, la méditation…

Parce que ces talents ne sont pas des savoir-faire. Ce ne sont pas des qualités. Ce ne sont pas des capacités.

Ces talents sont plus des interpellations. Des invitations. Des appels à progresser. A grandir. A s’accomplir.

Après avoir confié ses talents, le maître se retire. Il s’efface. Il reviendra plus tard.

Certains parmi nous ont répondu à son désir. Ils ont compris que l’Evangile pouvait porter du fruit. Que l’amour pouvait être partagé et se multiplier. Que la bienveillance pouvait se répandre. Que la bonté pouvait créer la fraternité.

Certains parmi nous croient en la force et à l’efficacité des Béatitudes (Matthieu 5,3-12).

D’autres ont reçu l’Evangile non comme une Bonne Nouvelle, mais comme un enseignement impossible à vivre. Ils ont peur de faire le pas. Ils craignent pour leur tranquillité, pour leur confort, pour leur liberté. Ils ont enfermé l’Evangile dans un tiroir et ils l’ont oublié. Quand le maître est revenu, ils s’en sont souvenus et ils ont ressorti l’Evangile couvert de poussières.

Rien n’est jamais définitif. Dieu nous a dit son projet pour l’homme. Dieu nous a dit son désir d’accomplissement pour l’homme. Si Dieu se retire pour nous laisser face à nos choix, Dieu n’est jamais loin. Dieu est présent dans nos combats, dans nos doutes, dans nos découragements, pour que l’amour puisse triompher et nous rendre heureux. Eternellement heureux.

12:34 Écrit par Pol Braconnier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Samedi 18 novembre 2017

Jésus dit une parabole pour montrer à ses disciples qu’il faut toujours prier sans se décourager : ‘Il y avait dans une ville un juge qui ne respectait pas Dieu et se moquait des hommes.

Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander : Rends-moi justice contre mon adversaire. Longtemps il refusa ; puis il se dit : Je ne respecte pas Dieu, je me moque des hommes, mais cette femme commence à m’ennuyer : je vais lui rendre justice pour qu’elle ne vienne plus sans cesse me casser la tête.

Le Seigneur ajouta : ‘Ecoutez bien ce que dit ce juge sans justice ! Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus qui crient vers lui jour et nuit ? Est-ce qu’il les fait attendre ? Je vous le déclare : sans tarder, il leur fera justice. Mais le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ?’  Luc 18,1-8.

Ce juge est inique. Sans scrupule. Sans humanité. Il ignore cette veuve escroquée. Il témoigne du mépris, de l’insolence, de l’arrogance.

L’insistance de la femme aura raison du juge et de son impertinence.

Il en va de même pour nous. Le Règne de Dieu grandira en nous si nous sommes persévérants. Opiniâtres. Fidèles.

Les grands combats ne se gagnent que par la patience et la bienveillance.

12:28 Écrit par Pol Braconnier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Vendredi 17 novembre 2017

Jésus disait à ses disciples : ‘Ce qui est arrivé dans le temps de Noé arrivera dans le temps du Fils de l’homme. On mangeait, on buvait, on se mariait jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche. Alors survint le déluge qui les fit tous périr.

C’est arrivé de la même manière au temps de Loth : on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait. Mais le jour où Loth sortit de Sodome, Dieu fit tomber du ciel une pluie de feu et de soufre qui les fit tous périr.

Il en sera de même le Jour où le Fils de l’homme se révélera. En ce jour-là, celui qui sera sur la terrasse tandis que ses affaires sont dans la maison, qu’il ne descende pas les prendre. Pareillement, celui qui sera au champ, qu’il ne revienne pas en arrière. Rappelez-vous la femme de Loth. Celui qui cherchera à sauvegarder sa vie la perdra ; celui qui la perdra la conservera…’  Luc 17,26-37.

Indifférence. Distraction. Insouciance…

Nous n’avons rien vu venir…

Nous avons donné notre foi à d’autres, par procuration. Nous avons abandonné à d’autres les fondements de notre spiritualité. Nous avons confié à d’autres la direction de notre conscience.

Nous avons accepté d’être dépossédés de notre foi, de notre conscience, de notre spiritualité. Nous vivons dans un désert spirituel. Avec de temps en temps une illumination fugace. Avec peut-être une révélation qui nous interpelle. Avec parfois une réflexion qui nous sollicite. Mais la plupart du temps, nous faisons la sourde oreille.

Nous sommes devenus des géants aux pieds d’argile. Nous sommes fragilisés. Nous éprouvons une absence. Nous expérimentons un manque intérieur. Et nous comblons ce vide par le désir. Nous avons fui dans l’acquisition de biens matériels. Dans la recherche du confort. Dans la conquête du bien-être.

Mettons-nous en quête de notre spiritualité perdue. Elle contribue à notre évolution, à notre réalisation et à notre accomplissement.

12:17 Écrit par Pol Braconnier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |