10/12/2017

Mardi 12 décembre 2017

Jésus disait à ses disciples : ‘Que pensez-vous de ceci ? Si un homme possède cent brebis et que l’une d’entre elles s’égare, ne laissera-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée ? Et, s’il parvient à la retrouver, – vraiment, je vous le dis – il en éprouve plus de joie que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées.

Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits se perde.’  Matthieu 18,12-14.

Il aurait pu se satisfaire de ce qu’il possédait. Comme si son bonheur dépendait de cette brebis perdue !

Mais cette brebis étant d’un grand prix à ses yeux, il a pris le risque d’abandonner les nonante-neuf autres pour retrouver l’unique brebis perdue.

Nous sommes tous à la recherche de la brebis perdue. Nous sommes à la recherche d’une part de nous-mêmes. Est-ce notre vérité ? Est-ce notre âme d’enfant ? Est-ce notre innocence ? Est-ce le sens de notre vie ? Est-ce Dieu ?

Il faut parfois toute une vie pour en prendre conscience. Il faut patfois arriver à la vieillesse pour trouver la paix intérieure.

Nous errons au fil des années. D’un événement à un autre. D’une joie à un chagrin. D’une réussite à un échec. D’un espoir à un découragement. D’une naissance à un deuil…

Et si cette petite brebis perdue n’était pas égarée. Et si cette petite brebis était restée blottie au fond de nous-mêmes. Oubliée. Abandonnée. Délaissée.

Occupons-nous de nous-mêmes. Prenons soin de nous-mêmes. Alimentons ce qui est source de joie. Nourrissons ce qui donne sens. Soyons émerveillés de savoir qu’aucune brebis ne s’est égarée. Et que toutes les brebis sont bien présentes pour notre bonheur.

14:56 Écrit par Pol Braconnier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Lundi 11 décembre 2017

Un jour que Jésus enseignait, il y avait dans l’assistance des pharisiens et des docteurs de la Loi, venus de tous les villages de Galilée et de Judée, ainsi que de Jérusalem ; et la puissance du Seigneur était à l’œuvre pour lui  faire opérer des guérisons.

Arrivent des gens, portant sur une civière un homme qui était paralysé ; ils cherchaient à le faire entrer pour le placer devant Jésus. Mais ne voyant pas comment faire à cause de la foule, ils montèrent sur le toit et, en écartant les tuiles, ils le firent descendre avec sa civière en plein milieu devant Jésus.

Voyant leur foi, il dit : ‘Tes péchés te sont pardonnés.’ Les scribes et les pharisiens se mirent à penser : ‘Quel est cet homme qui dit des blasphèmes ? Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ?’ Mais Jésus, pénétrant leurs pensées, leur répondit : ‘Pourquoi tenir ces raisonnements ? Qu’est-ce qui est le plus facile ? De dire : Tes péchés te sont pardonnés, ou bien de dire : Lève-toi et marche ? Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a sur terre le pouvoir de pardonner les péchés, je te l’ordonne, dit-il au paralysé : lève-toi, prends ta civière et retourne chez toi.’

A l’instant même, celui-ci se leva devant eux, il prit ce qui lui servait de lit et s’en alla chez lui en rendant gloire à Dieu.

Tous furent saisis de stupeur et ils rendaient gloire à Dieu. Remplis de crainte, ils disaient : ‘Aujourd’hui nous avons vu des choses extraordinaires !’  Luc 5,17-26.

Tes péchés te sont pardonnés !

Ton passé ne porte plus la trace ni de tes erreurs ni de tes échecs. Tu écris ta vie à nouveau sur une page blanche. Plus de regrets. Plus de remords. Plus de culpabilité. Plus de jugements. Plus de condamnations. Plus de châtiments.

Ta vie est dans la bonté et la tendresse de Dieu. Parce que Dieu a confiance en toi. Parce que Dieu croit en toi. Parce que Dieu demeure en toi.

Alors pourquoi rester allongé sur cette civière ? Pourquoi renoncer à vivre ? Pourquoi refuser le combat ?

A l’instant même, celui-ci se leva devant eux, il prit ce qui lui servait de lit et s’en alla chez lui.

Croire, c’est s’engager pour la vie.

14:50 Écrit par Pol Braconnier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Dimanche 10 décembre 2017

Commencement de l’Evangile de Jésus Christ Fils de Dieu : Ainsi qu’il est écrit dans le livre du prophète Esaïe : 

Voici, j’envoie mon messager en avant de toi, pour préparer ton chemin.

Une voix crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers.

Jean le Baptiste parut dans le désert, proclamant un baptême de conversion en vue du pardon des péchés. Tout le pays de Judée et tous les habitants de Jérusalem se rendaient auprès de lui ; ils se faisaient baptiser par lui dans le Jourdain en confessant leurs péchés. Jean était vêtu de poil de chameau avec une ceinture de cuir autour des reins ; il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. Il proclamait : ‘Celui qui est plus fort que moi vient après moi, et je ne suis pas digne, en me courbant, de délier la lanière de ses sandales. Moi, je vous ai baptisés d’eau, mais lui vous baptisera d’Esprit Saint.’ Marc 1, 1-8.

Jean le Baptiste nous emmène au désert. Etrange idée ! Notre désert à nous est habité, surpeuplé, agité, bruyant, aveuglant. On s’y presse. On s’y bouscule. On y crie. On y vend. On y achète. On y consomme…

Jean, lui, se nourrit de sauterelles et de miel sauvage. Il porte les mêmes vêtements que le grand prophète Elie. La foule veut l’entendre. La foule veut se convertir.

Jean annonce l’arrivée de Jésus, le prophète de Galilée. Il ne baptisera pas avec de l’eau, mais dans l’Esprit Saint.

Le désert devient le lieu de tous les possibles. Le lieu de l’action de Dieu. L’immensité sans frontières où l’Esprit est libre d’aller et de venir. Le nouvel espace de la rencontre de Dieu. Jean nous y invite. Mais il nous faudra changer de vie. Tracer une  route pour accueillir la parole de Dieu. Combler les fossés de notre indifférence. Abaisser les collines de nos résistances. Ne pas craindre le silence et la solitude. Etre disponibles et rencontrer Dieu.

Dieu et l’Homme dans l’immensité du monde. Associés pour toujours.

12:23 Écrit par Pol Braconnier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |