28/02/2017

Lundi 27 février 2017

Jésus se mettait en route quand un homme accourut vers lui, se laissa tomber à ses genoux et lui demanda : ‘Bon Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ?’

Jésus lui dit : ‘Pourquoi m’appelles-tu bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul. Tu connais les commandements : Ne commets pas de meurtre, ne prends pas la femme d’un autre, ne vole pas, ne porte pas de faux témoignages, ne fais de tort à personne, respecte ton père et ta mère.’

L’homme répond : ‘Maître, j’ai observé tous ces commandements depuis ma jeunesse.’

Posant alors son regard sur lui, Jésus le prit en affection. Il lui dit : ‘Une seule chose te manque : va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au ciel ; puis viens et suis-moi.’

Mais lui, à ces mots, devint sombre et s’en alla tout triste, car il avait de grands biens.

Alors Jésus regarde tout autour de lui et dit : ‘Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d’entrer dans le Royaume de Dieu !’

Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles. Mais Jésus continue : ‘Mes enfants, comme il est difficile d’entrer dans le Royaume de Dieu ! Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le Royaume de Dieu.’

De plus en plus déconcertés, les disciples se demandent entre eux : ‘Mais alors, qui peut être sauvé ?’

Jésus les regarde et répond : ‘Pour les hommes, cela est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu.’  Marc 10,17-27.

Quel est le secret de la vie ? Comment vivre pleinement ? Comment donner sens à ma vie ?

La réponse de Jésus est étonnante : Va, vends, viens !

Jésus nous renvoie à notre quotidien. A notre situation. A notre condition. A notre manière de vivre. Pour élaguer le superflu. Pour retrancher l’inutile. Pour retirer l’encombrement. Pour mettre fin à nos dépendances.

Vivre, c’est prendre conscience de ma réalité. C’est reconnaître mes besoins, mes désirs, mes prétentions. Ce qui me lie. Ce qui me préoccupe et m’inquiète.

Vivre, c’est accepter d’être ce que je suis. C’est un acquiescement. C’est une réconciliation. C’est une renaissance.

Et puis : ‘Viens et suis-moi.’ Enfin prêt pour vivre l’Evangile.

16:43 Écrit par Pol Braconnier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/02/2017

Dimanche 26 février 2017

Comme les disciples s’étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : ‘Aucun homme ne peut servir deux maîtres : ou bien il détestera l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent.

C’est pourquoi je vous dis : ne vous faites pas tant de souci pour votre vie, au sujet de la nourriture, ni pour votre corps, au sujet de vêtements. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ? Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils ne font pas de réserves dans les greniers, et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ?

D’ailleurs, qui d’entre vous, à force de souci, peut prolonger tant soit peu son existence ? Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas. Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’était pas habillé comme l’un d’eaux. Si Dieu habille ainsi l’herbe des champs, qui est là aujourd’hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ?

Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : ‘Qu’allons-nous manger ? ou bien : ‘Qu’allons-nous boire ?’ ou encore : ‘Avec quoi nous habiller ?’ Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez d’abord son Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus le marché.

Ne vous faites pas tant de souci pour demain : demain se souciera de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine.’ Matthieu 6,24-34.

Il disait qu’il ne faut pas avoir souci du lendemain. Que Dieu fait œuvre de création. Que Dieu maintient la vie. Que Dieu est le Père prévenant et attentif.

Nous, nous pensons être seuls auteurs de notre bonheur. Un bonheur qu’il faut construire de ses propres mains. Par tous les moyens. Quel qu’en soit le prix. Un bonheur à conquérir. Un bonheur à préserver. Un bonheur à protéger. Parce qu’il est fragile. Parce qu’il est éphémère. Parce qu’il est instable.

Alors nous avons peur. Nous sommes angoissés. Nous sommes préoccupés.

‘Cherchez d’abord le Royaume de Dieu’, dit Jésus. Ce Royaume est donné. Il est offert. Gratuitement. Sans condition. Il est en nous. Le chercher, c’est le faire advenir. C’est le mettre au monde. Il est bonheur quand nous consentons à vivre ce que nous sommes. Quand nous acceptons d’être ce que nous sommes. Quand nous admettons de vivre l’aujourd’hui de Dieu, le ‘ici et maintenant’ de notre condition.

Le Royaume de Dieu nous ouvre l’accès à la paix, à la joie, à l’amour, à la compassion. La paix est notre demeure. La joie est le pain de chaque jour. L’amour est permanent. La compassion est pour tous. Dieu est bien présent en nous et dans le monde.

11:59 Écrit par Pol Braconnier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/02/2017

Samedi 25 février 2017

On présentait à Jésus des enfants pour les lui faire toucher ; mais les disciples les rabrouaient.

Voyant cela, Jésus se fâche et leur dit : ‘Laissez les enfants venir à moi. Ne les empêchez pas, car le Royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. Vraiment, je vous le dis : Celui qui n’accueille pas le Royaume de Dieu comme fait un enfant, n’y entrera pas.’

Il les embrassait, et les bénissait en leur imposant les mains. Marc 10,13-16.

Le couple a donné naissance à l’enfant. Il l’a mis au monde. Elle et lui sont devenus parents. Ils ont fondé avec l’enfant une famille, une communauté.

Nous portons en nous le Royaume de Dieu. Il fait partie de nous et nous le faisons naître. Nous lui donnons vie. Et le Royaume grandit par l’amour donné. Par l’amour partagé.

Le Royaume de Dieu n’est pas un ‘je’, mais un ‘nous’. Ensemble. A cause du ‘aimez-vous les uns les autres’ (Jean 15,12).

Redevenons comme un enfant pour entrer dans le Royaume de Dieu.

10:18 Écrit par Pol Braconnier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |