30/04/2017

Dimanche 30 avril 2017

13Et voici que, ce même jour, deux d’entre eux se rendaient à un village du nom d’Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem. 

14Ils parlaient entre eux de tous ces événements. 

15Or, comme ils parlaient et discutaient ensemble, Jésus lui-même les rejoignit et fit route avec eux ; 16mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.

17Il leur dit : ‘Quels sont ces propos que vous échangez en marchant ?’

Alors ils s’arrêtèrent, l’air sombre. 

18L’un d’eux, nommé Cléopas, lui répondit : ‘Tu es bien le seul à séjourner à Jérusalem qui n’ait pas appris ce qui s’y est passé ces jours-ci !’ 

– 19‘Quoi donc ?’ leur dit-il.

Ils lui répondirent : ‘Ce qui concerne Jésus de Nazareth, qui fut un prophète puissant en action et en parole devant Dieu et devant tout le peuple : 20comment nos grands prêtres et nos chefs l’ont livré pour être condamné à mort et l’ont crucifié ; 21et nous, nous espérions qu’il était celui qui allait délivrer Israël. Mais, en plus de tout cela, voici le troisième jour que ces faits se sont passés. 22Toutefois, quelques femmes qui sont des nôtres nous ont bouleversés : s’étant rendues de grand matin au tombeau 23et n’ayant pas trouvé son corps, elles sont venues dire qu’elles ont même eu la vision d’anges qui le déclarent vivant. 24Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ce qu’ils ont trouvé était conforme à ce que les femmes avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu’

25Et lui leur dit : ‘Esprits sans intelligence, cœurs lents à croire tout ce qu’ont déclaré les prophètes ! 26Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela et qu’il entrât dans sa gloire ?’

27Et, commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliqua dans toutes les Ecritures ce qui le concernait.

28Ils approchèrent du village où ils se rendaient, et lui fit mine d’aller plus loin. 

29Ils le pressèrent en disant : ‘Reste avec nous car le soir vient et la journée déjà est avancée.’

Et il entra pour rester avec eux. 

30Or, quand il se fut mis à table avec eux, il prit le pain, prononça la bénédiction, le rompit et le leur donna. 

31Alors leurs yeux furent ouverts et ils le reconnurent, puis il leur devint invisible. 

32Et ils se dirent l’un à l’autre : ‘Notre cœur ne brûlait-il pas en nous tandis qu’il nous parlait en chemin et nous ouvrait les Ecritures ?’

33A l’instant même, ils partirent et retournèrent à Jérusalem ; ils trouvèrent réunis les Onze et leurs compagnons, 34qui leur dirent : ‘C’est bien vrai ! Le Seigneur est ressuscité, et il est apparu à Simon.’

35Et eux racontèrent ce qui s’était passé sur la route et comment ils l’avaient reconnu à la fraction du pain. Luc 24,13-35.

Deux disciples rentrent chez eux. C’est la fin de l’histoire. C’est la fin d’un engagement. Avec une certaine tristesse. Avec peut-être des regrets. Avec aussi la nostalgie des bons moments passés avec Jésus. Demain, ils retourneront au travail. Avec leurs habitudes. Avec la monotonie du quotidien.

Ils étaient deux. L’un s’appelait Cléopas. L’autre ? Il n’a pas de nom. Ce peut être vous. Ce peut être moi. Notre vie est une longue marche. Un long pèlerinage. Que l’on soit au début ou à la fin. Que l’on ait vingt ans ou cinquante ans ou nonante ans.

Un jour. Un soir ou un matin, Dieu nous rejoint. Dieu marche au même pas. Dieu adopte notre rythme. Une présence nous habite. Un événement qui interpelle. Une réflexion qui nous questionne. Une nouvelle orientation de notre vie. Un choix crucial à poser. Une décision importante à prendre.

Dieu nous invite à une relecture de notre vie. En rapport à l’Evangile. Peut-être le sens donné au vécu. Peut-être un engagement. Peut-être une nouvelle priorité. Peut-être un retour à l’essentiel. Peut-être le souci des autres…

L’Evangile nous remet en route. Il nous suscite. Il nous met en action. Il nous met debout. Il nous élève. Il nous grandit. Il nous engage.

L’Evangile devient action. Il devient vie. Il devient témoignage. Quand nous partageons le pain.

10:37 Écrit par Pol Braconnier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/04/2017

Samedi 29 avril 2017

Après la multiplication des pains, quand le soir fut venu, les disciples de Jésus descendirent jusqu’à la mer ; ils montèrent en barque et se dirigèrent vers Capharnaüm, sur l’autre rive.

La nuit était déjà venue et Jésus ne les avait pas encore rejoints. La mer se soulevait, car il soufflait un grand vent.

Après avoir ramé pendant une lieue marine environ, ils voient Jésus marcher sur la mer et se rapprocher de la barque. Ils eurent peur. Mais il leur dit : ‘C’est moi ; n’ayez pas peur.’ Ils voulaient le prendre dans la barque quand soudain la barque toucha terre à l’endroit où ils se rendaient. Jean 6,16-21.

Avons-nous peur ? Peur de la maladie. Peur des accidents. Peur du chômage. Peur des réfugiés. Peur des étrangers. Peur de la violence. Peur de la Gauche. Peur de la Droite. Peur des attentats…

Où est notre confiance ? Où est notre sérénité ? Où est notre joie de vivre ?

Nous voudrions un signe rassurant. Nous voudrions un miracle. Nous voudrions une apparition.

Jésus se limite à une parole et à un geste. ‘C’est moi ; n’ayez pas peur.’ Et soudain la barque toucha terre. Elle arrive à destination. Elle atteint son but.

Plus de peur. Plus d’angoisse. Plus d’inquiétude. Les hommes ont ramé. Ils ont lutté. Ils ont résisté. Dieu a fait le reste. Et il leur a laissé la joie de la réussite.

Grandeur de l’homme et émerveillement de Dieu.

09:05 Écrit par Pol Braconnier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/04/2017

Vendredi 28 avril 2017

Jésus était passé de l’autre côté du lac de Tibériade. Une grande foule le suivait, parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait en guérissant les malades.

Jésus gagna la montagne, et là, il s’assit avec ses disciples. C’était un peu avant la Pâque, qui est la grande fête des Juifs.

Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : ‘Comment pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ?’ Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car lui-même savait bien ce qu’il allait faire. Philippe lui répondit : ‘Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun ait un petit morceau de pain.’ Un des disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit : ‘Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde !’

Jésus dit : ‘Faites-les asseoir.’ Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes. Alors Jésus prit les pains, et, après avoir rendu grâce, les leur distribua ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient.

Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : ‘Ramassez les morceaux qui restent, pour que rien ne soit perdu.’ Ils les ramassèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux qui restaient des cinq pains d’orge après le repas.

A la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : ‘C’est vraiment lui le Grand Prophète, celui qui vient dans le monde.’ Mais Jésus savait qu’ils étaient sur le point de venir le prendre de force et faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira tout seul dans la montagne. Jean 6,1-15.

Avez-vous quelques pains ?

Si vous n’avez pas de pain à partager, avez-vous un peu de compassion ?

Si vous n’avez pas de compassion, avez-vous un peu de bonté ?

Si vous n’avez pas de bonté, avez-vous un sourire ?

Nous avons tous quelque chose à donner. A moins que nous voulions tout garder. Tout engranger. Tout thésauriser. Tout entasser.

Si le jeune garçon avait dissimulé les cinq pains et les deux poissons. S’il avait voulu manger à la sauvette ce qu’il avait apporté pour se sustenter. S’il ne s’était pas manifesté. S’il avait disparu au moment opportun…

Les hommes, les femmes, les enfants seraient partis, la faim au ventre, les jambes lourdes, les pas traînants, les regrets dans le cœur.

L’Evangile serait resté une suite de paroles. Il n’aurait pas transformé la vie. Il n’aurait pas été porteur de vie. Il aurait été un sermon sans suite.

Au bord du lac, l’Evangile est devenu action. Il est devenu vivant. Il est devenu présence de Dieu. Il a révélé la réalité de Dieu.

Et tous ont mangé à leur faim.

09:44 Écrit par Pol Braconnier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |