02/07/2017

Samedi 1er juillet 2017

8.5 Comme Jésus entrait dans Capernaüm, un centenier l'aborda, 6 le priant et disant: Seigneur, mon serviteur est couché à la maison, atteint de paralysie et souffrant beaucoup.

7 Jésus lui dit : ‘J'irai, et je le guérirai’.

8 Le centenier répondit : ‘Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit; mais dis seulement un mot, et mon serviteur sera guéri. 9 Car, moi qui suis soumis à des supérieurs, j'ai des soldats sous mes ordres; et je dis à l'un: Va! et il va; à l'autre: Viens! et il vient; et à mon serviteur: Fais cela! et il le fait.

10 Après l'avoir entendu, Jésus fut dans l'étonnement, et il dit à ceux qui le suivaient : ‘Je vous le dis en vérité, même en Israël je n'ai pas trouvé une aussi grande foi. 11 Or, je vous déclare que plusieurs viendront de l'orient et de l'occident, et seront à table avec Abraham, Isaac et Jacob, dans le royaume des cieux. 12 Mais les fils du royaume seront jetés dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.

13 Puis Jésus dit au centenier : ‘Va, qu'il te soit fait selon ta foi’. Et à l'heure même le serviteur fut guéri.

14 Jésus se rendit ensuite à la maison de Pierre, dont il vit la belle-mère couchée et ayant la fièvre. 15 Il toucha sa main, et la fièvre la quitta; puis elle se leva, et le servit.

16 Le soir, on amena auprès de Jésus plusieurs démoniaques. Il chassa les esprits par sa parole, et il guérit tous les malades, 17 afin que s'accomplît ce qui avait été annoncé par Ésaïe, le prophète : Il a pris nos infirmités, et il s'est chargé de nos maladies (Isaïe 53,4). Matthieu 8,5-17.

Une journée de guérisons.

Il a pris nos infirmités, et il s'est chargé de nos maladies (Isaïe 53,4).

Comme une mère voudrait prendre sur elle la souffrance de son enfant. Par substitution, souffrir à la place de l’autre. Plus que de l’empathie. Plus encore que la compassion. Communier à la souffrance de l’autre pour qu’elle lui soit plus légère, plus supportable. Pour que cette souffrance ne l’écrase pas, ne le défigure pas, ne le déshumanise pas.

Cette doctrine de la substitution a été érigée en spiritualité de type mystique par Louis Massignon (1883-1962). En 1934, il a fondé avec Mary Kahil, une sodalité de prière, la Badaliya, à Damiette (Egypte).

Nous pouvons découvrir dans cette spiritualité à la fois la force d’un amour engagé et l’efficacité de la prière.

 

15:09 Écrit par Pol Braconnier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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