16/07/2017

Dimanche 16 juillet 2017

13,1Ce même jour, Jésus sortit de la maison, et s'assit au bord de la mer.

2Une grande foule s'étant assemblée auprès de lui, il monta dans une barque, et il s'assit. Toute la foule se tenait sur le rivage.

3Il leur parla en paraboles sur beaucoup de choses, et il dit : ‘4Un semeur sortit pour semer. Comme il semait, une partie de la semence tomba le long du chemin: les oiseaux vinrent, et la mangèrent.

5Une autre partie tomba dans les endroits pierreux, où elle n'avait pas beaucoup de terre: elle leva aussitôt, parce qu'elle ne trouva pas un sol profond ; 6mais, quand le soleil parut, elle fut brûlée et sécha, faute de racines.

7Une autre partie tomba parmi les épines: les épines montèrent, et l'étouffèrent.

8Une autre partie tomba dans la bonne terre: elle donna du fruit, un grain cent, un autre soixante, un autre trente.

9Que celui qui a des oreilles pour entendre entende…

18Vous donc, écoutez ce que signifie la parabole du semeur.

19Lorsqu'un homme écoute la parole du royaume et ne la comprend pas, le malin vient et enlève ce qui a été semé dans son cœur : cet homme est celui qui a reçu la semence le long du chemin.

20Celui qui a reçu la semence dans les endroits pierreux, c'est celui qui entend la parole et la reçoit aussitôt avec joie ; 21mais il n'a pas de racines en lui-même, il manque de persistance, et, dès que survient une tribulation ou une persécution à cause de la parole, il y trouve une occasion de chute.

22Celui qui a reçu la semence parmi les épines, c'est celui qui entend la parole, mais en qui les soucis du siècle et la séduction des richesses étouffent cette parole, et la rendent infructueuse.

23Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c'est celui qui entend la parole et la comprend; il porte du fruit, et un grain en donne cent, un autre soixante, un autre trente. Matthieu 13,1-23.

Nous sommes des semeurs et nous ne le savons pas.

Nous pensons que rien n’est important. Que nos paroles s’envolent. Que nos regards se perdent. Que notre écoute est distraite. Que nos gestes sont sans importance. Que notre attitude est quelconque. Que notre vie nous appartient. Que nos idées sont personnelles. Que nous n’avons aucun impact sur les autres, sur notre environnement, sur la société.

Nous sommes des semeurs et nous ne le savons pas.

Mais que portons-nous dans notre sac ? Quelles semences jetons-nous dans la terre labourée ?

Est-ce des paroles de paix ? Est-ce des paroles de vie ? Est-ce des gestes d’amitié et de fraternité ? Est-ce des regards clairs emplis de vérité ? Est-ce des attitudes de respect et de dignité ?

Nous sommes des semeurs. Le savons-nous ?

Les paroles de l’Evangile sont portées jusqu’à nous au souffle de l’Esprit : pouvons-nous les accueillir, leur permettre de prendre racine, leur accorder toute la place au-dedans de nous-mêmes pour qu’elles puissent porter du fruit ?

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La parabole du semeur nous questionne sur notre rapport à l’Evangile. Le christianisme, comme le judaïsme et l’islam, est une religion du livre. Quelle est sa place dans notre vie ?

Et si nous réfléchissions à l’importance de l’inspiration éveillée en nous par la lecture d’un extrait de l’Evangile. Si nous nous laissions toucher par un mot, par un verset. Si nous laissions se déployer en nous une parole qui nous nourrit. Si nous nous abandonnions au travail de la Parole.

Nous sommes à la fois le sol durci, le sol pierreux, le sol épineux, mais aussi le sol labouré. Selon les moments de l’existence ou selon les instants de nos journées. L’Evangile ne peut nous atteindre que si nous le voulons, que si nous l’acceptons, que si nous l’accueillons. Ainsi en est-il aussi de l’amour. Celui qui aime est si pauvre, si dépendant de notre bon vouloir. Il faut semer dans l’abondance. Il faut oser la générosité. Il faut risquer le gaspillage. Pour que l’amour puisse nous atteindre. Pour que nous décidions une conversion. Pour que nous trouvions un chemin de vie.

L’Evangile est un chemin de vie. Un chemin de joie. Un chemin de paix. Il est temps d’ouvrir le livre.

13:07 Écrit par Pol Braconnier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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