13/08/2017

Dimanche 13 août 2017

14,22Aussitôt après, il obligea les disciples à monter dans la barque et à passer avant lui de l'autre côté, pendant qu'il renverrait la foule.

23Quand il l'eut renvoyée, il monta sur la montagne, pour prier à l'écart; et, comme le soir était venu, il était là seul.

24La barque, déjà au milieu de la mer, était battue par les flots; car le vent était contraire.

25A la quatrième veille de la nuit, Jésus alla vers eux, marchant sur la mer.

26Quand les disciples le virent marcher sur la mer, ils furent troublés, et dirent : ‘C'est un fantôme! Et, dans leur frayeur, ils poussèrent des cris.’

27Jésus leur dit aussitôt : ‘Rassurez-vous, c'est moi; n'ayez pas peur!’

28Pierre lui répondit : ‘Seigneur, si c'est toi, ordonne que j'aille vers toi sur les eaux.’

29Et il dit : ‘Viens!’ Pierre sortit de la barque, et marcha sur les eaux, pour aller vers Jésus.

30Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur; et, comme il commençait à enfoncer, il s'écria : ‘Seigneur, sauve-moi!’

31Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit, et lui dit : ‘Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté?’

32Et ils montèrent dans la barque, et le vent cessa.

33Ceux qui étaient dans la barque vinrent se prosterner devant Jésus, et dirent : ‘Tu es véritablement le Fils de Dieu.’ Matthieu 14,22-33.

Un vent contraire. Un vent qui nous maintient sur place. Un vent qui parvient à nous faire reculer. Un vent qu’on ne peut vaincre. Un vent qui épuise nos forces.

Pendant ce temps, Jésus est absent. Jésus est en prière. Jésus est seul dans la quiétude de la montagne.

C’est au moment où les dernières forces vont lâcher. C’est à l’instant de la lassitude et du découragement que Jésus apparaît. Dominant les flots en furie. Maîtrisant la tempête.

Les hommes sont si préoccupés par leur destin qu’ils ne le reconnaissent pas. Ils sont si inquiets, si tourmentés, si troublés que leur foi est ébranlée. Ils ne voient plus qu’une forme, un halo, une esquisse. Jésus n’a plus de consistance à leurs yeux. Les paroles de Jésus sont oubliées. Ils se considèrent délaissés, abandonnés.

Combien de vents contraires dans notre vie. Combien de tempêtes dans notre  existence. Combien de découragements. Combien de lassitudes.

Dans les moments d’angoisse. Dans les moments de grande solitude. Dieu nous paraît si loin, si absent, si défaillant. Nuit du doute. Nuit de l’incertitude. Nuit de l’indécision.

Il faut peut-être une nuit de prière pour apaiser les tempêtes.

Il faut un cœur d’enfant pour saisir la main tendue.

Dieu était là et je ne le savais pas.

09:37 Écrit par Pol Braconnier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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