13/08/2017

Dimanche 6 août 2017

Lorsqu’il apprit la mort de Jean le Baptiste, 14,13 Jésus partit de là dans une barque, pour se retirer à l'écart dans un lieu désert; et la foule, l'ayant su, sortit des villes et le suivit à pied.

14 Quand il sortit de la barque, il vit une grande foule, et fut ému de compassion pour elle, et il guérit les malades.

15 Le soir étant venu, les disciples s'approchèrent de lui, et dirent : ‘Ce lieu est désert, et l'heure est déjà avancée; renvoie la foule, afin qu'elle aille dans les villages, pour s'acheter des vivres.’

16Jésus leur répondit : ‘Ils n'ont pas besoin de s'en aller; donnez-leur vous-mêmes à manger.’

17 Mais ils lui dirent : ‘Nous n'avons ici que cinq pains et deux poissons.’

18 Et il dit : ‘Apportez-les-moi.’

19 Il fit asseoir la foule sur l'herbe, prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux vers le ciel, il rendit grâces. Puis, il rompit les pains et les donna aux disciples, qui les distribuèrent à la foule.

20 Tous mangèrent et furent rassasiés, et l'on emporta douze paniers pleins des morceaux qui restaient.

21Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille hommes, sans les femmes et les enfants. Matthieu 14,13-21.

Ils étaient nombreux. Ils étaient une foule d’hommes, de femmes et d’enfants. Ils étaient venus à l’écart, hors de la ville, loin du bruit. A l’écart. En retrait. En retraite.

Ils n’avaient rien emporté avec eux. Pas de confort. Pas de nourriture. Et le manque se fit sentir. La faim les tenaillait. Ils allaient défaillir.

Alors Jésus a eu pitié. Il a eu de la compassion. Il a été remué au-dedans de lui-même. Il devait agir. Il devait apaiser leur faim.

Ils se sont assis dans l’herbe. Sur le sol. Comme une terre qui accueille le bon grain.

Cinq pains et deux poissons. Pour les disciples, ce n’est rien. C’est inutile. C’est insignifiant.

Mais Jésus a accepté ce peu de pain. Il a rendu grâce. Il s’est émerveillé de la bonté de Dieu. Il a remercié Dieu pour le ‘peu’. Avec foi. Avec confiance. Avec abandon.

Dieu a fait que ce ‘peu’ devienne abondance. Dieu a fait de cet abandon confiant le témoignage de son action dans la banalité des petits gestes quotidiens.

Lorsque nous avons faim. Lorsque nous sommes en manque. Lorsque nous sommes abattus, découragés, blessés, meurtris, isolés, méprisés, rejetés… Lorsque nous ressentons cette pauvreté, ce ‘rien’, ce vide, ce manque à l’intérieur de nous-mêmes, rejoignons Dieu. Dieu fera que ce ‘rien’ devienne abondance. Comme un fleuve qui irrigue nos terres arides. 

10:29 Écrit par Pol Braconnier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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