20/08/2017

Jeudi 17 août 2017

Pierre s’approcha de Jésus pour lui dire : ‘Seigneur, si mon frère pèche contre moi, combien de fois devrai-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ?’

Jésus lui répondit : ‘Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois.

C’est pourquoi le Royaume des cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.

Le règlement commencé, on lui en amena un qui devait dix mille talents, c’est-à-dire soixante millions de deniers. Comme cet homme était insolvable, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette.

Le serviteur tomba à ses pieds et il demeurait prosterné en disant : ‘Prends patience envers moi, je te rembourserai tout.’

Saisi de pitié, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette…’ »

Or, en sortant, ce serviteur trouva un de ses collègues, qui lui devait cent deniers. Il se jeta sur lui et il l’étranglait en disant : ‘Rembourse ta dette !’

Son collègue tomba à ses pieds et le suppliait : ‘Prends patience envers moi, je te rembourserai.’

Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à remboursement de sa dette.

Ses collègues, en voyant cela, furent profondément attristés et allèrent raconter au maître tout ce qui s’était passé.

Alors son maître le fit appeler et lui dit : ‘Serviteur méchant ! je t’ai remis toute cette dette à cause de tes supplications. Est-ce que tu n’aurais pas dû avoir pitié de ton collègue, comme moi-même j’ai eu pitié de toi ?’ Plein de colère, son maître le livra aux bourreaux, jusqu’à remboursement de toute sa dette.

C’est ainsi que mon Père céleste, lui aussi, vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur.’

Lorsque Jésus eut achevé ces discours, il s’éloigna de la Galilée pour se rendre dans les régions de la Judée, au-delà du Jourdain. Matthieu 18,21-35.19,1.

Qu’est-ce qui est au centre de ces relations entre débiteurs et créanciers ? Est-ce l’argent ou la compassion ?

Le créancier est riche. Le débiteur est pauvre, en cessation de paiement. Et le premier est en droit d’user de la force, du pouvoir et de l’autorité sur le second.

Le roi n’utilise pas son pouvoir pour soumettre son débiteur. Il met un frein à son autorité. Il renonce à son droit de recouvrement de la dette. A la place, il témoigne de la pitié, de la compassion. Il s’est laissé toucher, interpeller, initier à l’amour de l’autre. Dans cet amour, l’énorme dette est devenue insignifiante, secondaire, modique, au point d’être oubliée.

Nous sommes tous des créanciers et des débiteurs. Mais seuls l’amour et la compassion peuvent donner ou rendre la vie.

13:59 Écrit par Pol Braconnier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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