03/09/2017

Samedi 2 septembre 2017

Jésus disait à ses disciples cette parabole à propos de la venue du Fils de l’homme : ‘C’est ainsi qu’un homme, au moment de partir en voyage, appela ses serviteurs et leur confia ses biens. A l’un il donna cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul, selon les capacités de chacun. Puis il partit en voyage.

Aussitôt, celui qui avait reçu cinq talents s’occupa de les faire fructifier et en gagna cinq autres. De même celui qui en avait reçu deux en gagna deux autres. Mais celui qui n’en avait reçu qu’un fit un trou dans la terre, et enfouit l’argent de son maître.

Longtemps après, le maître de ces serviteurs revient, et il leur demande des comptes.

Celui qui avait reçu cinq talents s’avança en apportant cinq autres talents et dit : ‘Seigneur, tu m’as confié cinq talents ; eh bien, j’en ai gagné cinq autres.’

Son maître lui dit : ‘Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour de petites choses, je te mettrai à la tête de grandes choses ; entre dans la joie de ton seigneur.’

Celui qui avait reçu deux talents s’avança ensuite et dit : ‘Seigneur, tu m’as confié deux talents ; eh bien, j’en ai gagné deux autres.’

Son maître lui dit : ‘Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour de petites choses, je te mettrai à la tête de grandes choses ; entre dans la joie de ton seigneur.’

Celui qui avait reçu un seul talent s’avança ensuite et dit : ‘Seigneur, je savais que tu es un homme dur ; tu moissonnes alors que tu n’as pas semé, tu ramasses ce que tu n’as pas distribué. J’ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre. Le voici. Tu rentres dans ton bien.

Son maître lui répliqua : ‘Serviteur méchant et paresseux, tu savais que je moissonne alors que je n’ai pas semé, que je ramasse ce que je n’ai pas distribué ? Il te fallait donc porter mon argent à la banque ; et en revenant, j’aurais repris ce qui est à moi, avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent, et donnez-le à celui qui a les dix talents. Car celui qui possède, on lui donnera, et il sera dans l’abondance. Mais à celui qui n’a pas, on enlèvera même ce qu’il a. Quant au serviteur inutile, jetez-le dehors, dans les ténèbres, où il y aura des pleurs et des grincements de dents !’ Matthieu 25,14-30.

Il a tout donné. Il a tout confié. Tout son avoir. Toute sa fortune. Il a osé. Il a pris le risque. Et il est parti.

Que faire de cet argent ? L’action des serviteurs dépend de leurs relations avec le maître. Vont-ils, eux aussi, oser la confiance ? Vont-ils, eux aussi, prendre le risque ? Ou bien vont-ils douter, envahis par la peur, paralysés par l’angoisse ?

Les deux premiers imitent le maître. Ils cherchent. Ils créent. Ils inventent. Ils investissent. Le résultat est surprenant. Ils doublent la somme. Ils rendent ce qui leur a été confié plus l’équivalent. Leur part de travail. La totalité de leur réussite.

Le troisième a eu peur. Il craint le maître. Il rend ce qui lui a été prêté. Il se range du côté de la justice. Non pas du côté de l’amour. Non pas du côté de la générosité. La relation avec le maître est achevée, consommée, terminée. Il a confié le talent à la terre, comme on enterre un mort.

Dieu nous a confié la Vie. Il nous a confié une part de lui-même. Il a déposé en nous une part du Divin. Comme un feu. Comme une flamme. Comme un trésor. Pour que cette Vie se propage. Pour qu’elle se transmette. Pour qu’elle témoigne.

Y a-t-il une personne à qui nous avons communiqué la Vie de Dieu ?

16:15 Écrit par Pol Braconnier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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