18/09/2017

Dimanche 17 septembre 2017

18,21Alors Pierre s'approcha de lui, et dit : ‘Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu'il péchera contre moi? Sera-ce jusqu'à sept fois?’

22 Jésus lui dit : ‘Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à septante fois sept fois.

23 C'est pourquoi, le royaume des cieux est semblable à un roi qui voulut faire rendre compte à ses serviteurs. 24 Quand il se mit à compter, on lui en amena un qui devait dix mille talents. 25 Comme il n'avait pas de quoi payer, son maître ordonna qu'il fût vendu, lui, sa femme, ses enfants, et tout ce qu'il avait, et que la dette fût acquittée. 26 Le serviteur, se jetant à terre, se prosterna devant lui, et dit: Seigneur, aie patience envers moi, et je te paierai tout. 27 Ému de compassion, le maître de ce serviteur le laissa aller, et lui remit la dette.

28 Après qu'il fut sorti, ce serviteur rencontra un de ses compagnons qui lui devait cent deniers. Il le saisit et l'étranglait, en disant : Paie ce que tu me dois. 29 Son compagnon, se jetant à terre, le suppliait, disant : Aie patience envers moi, et je te paierai. 30 Mais l'autre ne voulut pas, et il alla le jeter en prison, jusqu'à ce qu'il eût payé ce qu'il devait.

31 Ses compagnons, ayant vu ce qui était arrivé, furent profondément attristés, et ils allèrent raconter à leur maître tout ce qui s'était passé.

32 Alors le maître fit appeler ce serviteur, et lui dit : ‘Méchant serviteur, je t'avais remis en entier ta dette, parce que tu m'en avais supplié; 33 ne devais-tu pas aussi avoir pitié de ton compagnon, comme j'ai eu pitié de toi?

34 Et son maître, irrité, le livra aux bourreaux, jusqu'à ce qu'il eût payé tout ce qu'il devait.

35 C'est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son cœur.’ Matthieu 18,21-35.

Pourquoi renoncer au remboursement de cette dette colossale ? Pourquoi renoncer à son droit ? Pourquoi ne pas demander justice ? J’ai droit… Je suis dans mon droit… Je vais user de mon droit…

Le créancier a déjà gagné. Il s’est déjà enrichi.

Parce que sa bonté, sa compassion et sa générosité déployées, offertes, léguées, sont d’une valeur bien supérieure à la somme d’argent abandonnée.

Parce que l’amour est la seule dimension, la seule mesure de l’homme.

Parce que, en aimant, il accède à ce que Dieu possède. Il devient le complice de Dieu. Il devient le partenaire de Dieu.

Parce que l’amour fait entrer l’homme dans l’éternité de Dieu.

Mais le débiteur n’a pas compris. Il n’a pas reconnu la compassion et la bonté. Il n’a perçu que l’aspect matériel : la dette remise, l’ardoise effacée, l’avantage obtenu après avoir plaidé sa cause. L’amour n’a pas trouvé une oreille attentive, un cœur ouvert, une terre accueillante.

Le serviteur a été incapable d’entrer dans la logique du don et de la bienveillance. Il s’est exclu lui-même du Royaume de Dieu. 

12:41 Écrit par Pol Braconnier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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