24/09/2017

Jeudi 21 septembre 2017

Un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui. Jésus entra chez lui et prit place à table. Survint une femme de la ville, une pécheresse. Elle avait appris que Jésus mangeait chez le pharisien, et elle apportait un vase précieux plein de parfum. Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, à ses pieds, et ses larmes mouillaient les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et y versait le parfum.

En voyant cela, le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même : ‘Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu’elle est : une pécheresse.’

Jésus prit la parole : ‘Simon, j’ai quelque chose à te dire. – Parle, Maître.’ Jésus reprit : ‘Un créancier avait deux débiteurs ; le premier lui devait cinq cents pièces d’argent, l’autre cinquante. Comme ni l’un ni l’autre ne pouvait rembourser, il remit à tous deux leur dette. Lequel des deux l’aimera davantage ?’ Simon répondit : ‘C’est celui à qui il a remis davantage, il me semble. – Tu as raison’, lui dit Jésus.

Il se tourna vers la femme, en disant à Simon : ‘Tu vois cette femme ? Je suis entré chez toi, et tu ne m’as pas versé d’eau sur les pieds. Elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux. Tu ne m’as pas embrassé ; elle, depuis son entrée, n’a cessé d’embrasser mes pieds. Tu ne m’as pas versé de parfum sur la tête ; elle, elle m’a versé un parfum précieux sur les pieds. Je te le dis : si ses péchés, ses nombreux péchés sont pardonnés, c’est à cause de son grand amour. Mais celui à qui on pardonne peu, montre peu d’amour.’

Puis il s’adressa à la femme : ‘Tes péchés sont pardonnés.’

Les invités se dirent : ‘Qui est cet homme, qui va jusqu’à pardonner les péchés ?’

Jésus dit alors à la femme : ‘Ta foi t’a sauvée. Va en paix !’  Luc 7,36-50.

Il y a des gestes qui expriment plus que les paroles. Peu de mots peuvent traduire la vérité du cœur, la délicatesse des sentiments, la sincérité des intentions.

La femme a agi avec authenticité. Elle s’est offerte. Elle s’est abandonnée. Avec confiance. Avec foi.

La femme s’est penchée. Elle s’est courbée. Elle est descendue au plus profond d’elle-même. Elle a touché ses blessures et les a nommées.

Jésus était attentif.  Il était à son écoute. Il a perçu sa souffrance. Dans le silence. Dans la compassion.

La femme a versé le parfum. Comme l’amour se répand. Comme la paix s’installe. Comme la réconciliation retrouvée.

15:09 Écrit par Pol Braconnier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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