24/09/2017

Mardi 19 septembre 201719

Jésus se rendait dans une ville appelée Naïm. Ses disciples faisaient route avec lui ainsi qu’une grande foule. Il arriva près de la porte de la ville, au moment où l’on transportait un mort pour l’enterrer ; c’était un fils unique, et sa mère était veuve. Une foule considérable accompagnait cette femme.

En la voyant, le Seigneur fut saisi de pitié pour elle, et lui dit : ‘Ne pleure pas’. Il s’avança et toucha la civière ; les porteurs s’arrêtèrent, et Jésus dit : ‘Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi.’ Alors le mort se redressa, s’assit et se mit à parler. Et Jésus le rendit à sa mère.

La crainte s’empara de tous, et ils rendaient gloire à Dieu : ‘Un grand prophète s’est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple.’ Et cette parole se répandit dans toute la Judée et dans les pays voisins. Luc 7,11-17.

La mort est sortie de la ville. La mort est en chemin. La mort et la mise en terre. Bientôt tout sera fixé. Tout sera terminé. Définitivement. La mère retournera à sa solitude. A sa désolation. A son non-sens. Une seconde mort en sursis.

Jésus arrête la mort. Il interrompt son processus destructeur. Il ordonne à la mort de se retirer. Il rend le fils à sa mère. Et la mère reprend vie.

Combat de la vie contre la mort. La vie a triomphé.

Nos vies sont menacées par toutes sortes de morts. Des blessures non cicatrisées. Des échecs non assumés. Des regrets incessants. Des angoisses envahissantes. Des peurs inexpliquées.

Arrêter la mort, c’est oser la parole. Mettre des mots sur les blessures. Apprivoiser la souffrance. Ouvrir une brèche. Laisser entrer la lumière. Accepter une main tendue. S’abandonner à l’amour.

‘Jeune homme, lève-toi.’

12:04 Écrit par Pol Braconnier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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