08/10/2017

Lundi 9 octobre 2017

Pour mettre Jésus dans l’embarras, un docteur de la Loi lui posa cette question : ‘Maître, que dois-je faire pour avoir part à la vie éternelle ?’

Jésus lui demanda : ‘Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ? Que lis-tu ?’ L’autre répondit : ‘Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même.’

Jésus lui dit : ‘Tu as bien répondu. Fais ainsi et tu auras la vie. Mais lui, voulant montrer qu’il était un homme juste, dit à Jésus :

‘Et qui donc est mon prochain ?’

Jésus reprit : ‘Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l’avoir dépouillé, roué de coups, s’en allèrent en le laissant à moitié mort.

Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l’autre côté. De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l’autre côté.

Mais un Samaritain, qui était en voyage, arriva près de lui, il le vit et fut saisi de pitié. Il s’approcha, pansa ses plaies en y versant de l’huile et du vin. Puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui.

Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, les donna à l’aubergiste, en lui disant : ‘Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.’

Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme qui était tombé entre les mains des bandits ?’

Le docteur de la Loi répond : ‘Celui qui a fait preuve de bonté envers lui.’

Jésus lui dit : ‘Va, et toi aussi, fais de même.’  Luc 10,25-37.

Qu’est-ce que le Samaritain a vu et que les autres n’ont pas vu ?

Le prêtre et le lévite ont vu le blessé. Ils ont suivi le réflexe religieux de se préserver de toute souillure. Leur religion ne concernait que Dieu et non le prochain. Leur relation privilégiée avec Dieu et non la relation avec leur prochain.

Le Samaritain a vu l’homme blessé, abandonné, menacé de mort. Il est arrivé près de lui et il a été ému aux entrailles. Il s’est approché davantage ; il est venu tout contre, et il a soigné ses plaies.

Nous avons tendance à aider les autres, sans que cela nous coûte. Sans être ému aux entrailles. Sans laisser à l’autre la possibilité d’accéder à notre part de fragilité et de vulnérabilité. Sans que nous souffrions de la souffrance de l’autre. Sans que nous partagions le poids de la souffrance de l’autre.

La compassion du Samaritain était silencieuse. Pas de paroles, mais des gestes. Par le toucher, la tendresse s’est exprimée ; la bonté s’est manifestée. L’amour du prochain est allé jusqu’au bout. Jusqu’à la guérison. Jusqu’au rétablissement complet. Jusqu’au paiement du dernier centime.

La compassion n’est pas une émotion passagère. Un geste pour se donner bonne conscience. Un devoir à accomplir pour être en ordre.

Peut-être que l’amour du prochain est la rencontre de deux pauvretés, de deux fragilités, de deux vulnérabilités et la volonté de les porter ensemble ?

19:35 Écrit par Pol Braconnier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.