29/10/2017

Dimanche 29 octobre 2017

22,34Les pharisiens, ayant appris qu'il avait réduit au silence les sadducéens, se rassemblèrent, 35et l'un d'eux, docteur de la loi, lui fit cette question, pour l'éprouver : 36‘Maître, quel est le plus grand commandement de la loi?’

37Jésus lui répondit : ‘Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. 38C'est le premier et le plus grand commandement. 39Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. 40De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes.’ Matthieu 22,34-40.

Deux commandements ?

Aimer Dieu de tout son cœur, de tout son être, de toute sa force (Deutéronome 6,5).

Aimer son prochain comme soi-même (Lévitique 19,18).

L’originalité réside dans le fait que Jésus juxtapose les deux commandements. Le second est désigné comme ‘semblable’ au premier.

Les deux commandements sont devenus solidaires. Comme deux pièces d’un puzzle qui s’emboîtent. Comme deux piliers qui supportent une même charge. Comme deux éléments de bois avec tenons et mortaises.

Au centre de ces deux commandements, à équidistance, se situe l’homme. Avec sa liberté de décision. Avec son engagement. Avec sa faculté d’aimer. Avec aussi sa fragilité et ses limites. Avec ses certitudes et ses hésitations. Avec ses découragements et son dynamisme. Avec sa foi et ses doutes. Avec sa joie et sa tristesse…

Mais faut-il vraiment que l’amour de Dieu et l’amour du prochain se définissent comme étant deux commandements ?

Ils sont inscrits dans le cœur de l’homme de toute éternité. L’amour de l’autre et l’amour du Tout-Autre. L’un portant l’autre. Le premier puisant sa force dans le second et vice-versa. Le premier justifiant et donnant sens au second et inversement.

L’amour de Dieu donne une dimension infinie à l’amour du prochain.

L’amour de Dieu et de l’homme devient notre seule religion.

19:52 Écrit par Pol Braconnier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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