05/11/2017

Dimanche 5 novembre 2017

23,1Alors Jésus, parlant à la foule et à ses disciples, dit : 2‘Les scribes et les pharisiens sont assis dans la chaire de Moïse. 3Faites donc et observez tout ce qu'ils vous disent; mais n'agissez pas selon leurs œuvres. Car ils disent, et ne font pas.

4Ils lient des fardeaux pesants, et les mettent sur les épaules des hommes, mais ils ne veulent pas les remuer du doigt.

5Ils font toutes leurs actions pour être vus des hommes. Ainsi, ils portent de larges phylactères, et ils ont de longues franges à leurs vêtements; 6ils aiment la première place dans les festins, et les premiers sièges dans les synagogues; 7ils aiment à être salués dans les places publiques, et à être appelés par les hommes Rabbi, Rabbi.

8Mais vous, ne vous faites pas appeler Rabbi; car un seul est votre Maître, et vous êtes tous frères.

9Et n'appelez personne sur la terre votre père; car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux.

10Ne vous faites pas appeler directeurs; car un seul est votre Directeur, le Christ.

11Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.

12Quiconque s'élèvera sera abaissé, et quiconque s'abaissera sera élevé. Matthieu 23,1-12.

Deux motor-homes étaient garés, l’un derrière l’autre. Deux hommes et un enfant en étaient descendus et se promenaient. L’homme, le plus âgé, portait par-dessus ses vêtements, une large chaîne à laquelle pendait une immense croix. La chaîne et la croix brillaient. Etait-ce de l’or ?

Cet homme, était-il un évêque ou bien un prêtre ? Etait-il un saint ?

Cette croix devait influencer ses rapports avec autrui. Peut-être imposait-elle le respect ? Peut-être faisait-elle naître la crainte ? Peut-être accordait-elle du crédit à ses paroles ? Ou peut-être, tout simplement, l’homme voulait-il afficher ses convictions ?

Ces signes extérieurs sont troublants et nous questionnent. Ils suscitent notre confiance ou notre méfiance. Nous les recherchons ou nous les rejetons.

Dieu n’a-t-il pas déposé sa marque à l’intérieur de l’homme ? Devons-nous avoir recours à un objet matériel pour le rencontrer ? Notre témoignage est-il dépendant de notre aspect extérieur ?

La vérité est en nous. Elle transparaît dans nos attitudes, dans notre regard, dans nos gestes, dans nos paroles. Elle est crédible dans l’authenticité de nos actes.

La présence de Dieu parle d’elle-même. Nous ne sommes que son vecteur. Nous ne sommes que son support.

L’Evangile est proclamé dans le silence de la présence aux plus-petits. Il est reconnu dans la bonté discrète. Dans la main tendue au rejeté. Dans l’éveil à la joie. Dans la transmission de la vie.

La présence de Dieu est témoignée chaque fois que l’homme grandit en humanité.

19:20 Écrit par Pol Braconnier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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