12/11/2017

Dimanche 12 novembre 2017

Jésus disait à ses disciples : ‘25,1Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de l'époux.

2Cinq d'entre elles étaient folles, et cinq sages.

3Les folles, en prenant leurs lampes, ne prirent point d'huile avec elles; 4mais les sages prirent, avec leurs lampes, de l'huile dans des vases.

5Comme l'époux tardait, toutes s'assoupirent et s'endormirent.

6Au milieu de la nuit, on cria : Voici l'époux, allez à sa rencontre!

7Alors toutes ces vierges se réveillèrent, et préparèrent leurs lampes.

8Les folles dirent aux sages : Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent.

9Les sages répondirent : Non; il n'y en aurait pas assez pour nous et pour vous; allez plutôt chez ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous.

10Pendant qu'elles allaient en acheter, l'époux arriva; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée.

11Plus tard, les autres vierges vinrent, et dirent : Seigneur, Seigneur, ouvre-nous.

12Mais il répondit : Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas.

13Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l'heure.’ Matthieu 25,1-13.

Mais pourquoi sont-elles parties au moment fatidique ? Pourquoi ont-elles renoncé à l’attente alors que l’époux est sur le point d’arriver ? Pourquoi n’ont-elles pas préparé cette rencontre décisive ? Pourquoi faut-il que nous rations les moments essentiels de notre vie ?

Au fil des jours et des années, nos lampes faiblissent. Notre foi se ternit. Notre lumière vacille.

L’époux est arrivé. L’attente n’est pas restée vaine.

Mais c’est le réveil d’une autre réalité. Les lampes s’éteignent. La joie est étouffée. La vie faiblit. Le manque est bien présent. Alors on court. On s’agite. On s’affole. On s’angoisse. Il faut combler le vide. Il faut sauver l’apparence. Il faut se mettre en ordre. Pendant ce temps, l’époux est entré et on a fermé la porte.

L’erreur ? N’est-elle pas dans la confiance aux choses que nous possédons ? Dans ce qui est visible aux yeux d’autrui. Dans ce qui est conforme. Dans ce qui est la règle. Dans ce qui constitue nos certitudes ?

L’erreur n’est-elle pas d’avoir douté ?

Je ne vous connais pas. Je ne vous reconnais pas. Vous et moi, nous n’avons rien en commun. Pourtant c’était la même lumière qui brillait. C’était le même amour qui embrasait. C’était le même désir qui enthousiasmait.

Dieu est l’époux et la rencontre est ici et maintenant. Moment décisif où la flamme est réactivée. Où la lumière est diffusée. Où le feu est partagé. Où la joie est présente.

18:38 Écrit par Pol Braconnier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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