23/11/2017

Job, mon frère...

Plusieurs lectures possibles du Livre de Job.

Est-ce la perte de tous les biens : matériels, affectifs, spirituels ? Est-ce la solitude de ceux qui sont meurtris ? Est-ce l’isolement de ceux qui ne sont plus fréquentables à cause de la maladie, du deuil, de la souffrance ?

Job, l’homme écrasé, dépossédé, blessé, détruit, anéanti. Job, l’homme confronté à ses échecs. Job, l’homme englouti dans ses malheurs. Job, l’homme naufragé de la vie.

Portrait de l’homme qui traverse les siècles. Portrait de l’homme universel. Portrait de l’homme que nous sommes lorsque des événements ou des circonstances nous affectent au point de devenir une menace pour notre existence.

Job fait une relecture de sa vie qu’il est seul à connaître. Son entourage fait des suppositions, des supputations, des suggestions. Son épouse voit sa détresse  et lui conseille de rejeter Dieu.

Job poursuit son cheminement. Inlassablement. Avec ténacité. Avec obstination. Il n’y a pas un remède médical, pas une intervention extérieure capables de lui rendre la santé, la paix, la sérénité. Pas de consolation. Pas de réconfort. Pas d’apaisement.

La réponse lui vient de l’intérieur. A la fois de la proximité de Dieu et de son immensité. A la fois de son accessibilité et de sa puissance.

Dieu élève sa vie. Dieu soulève sa souffrance pour une création. Pour une renaissance. Pour une autre vie. C’est là que Dieu nous conduit. Une vie transformée. Une vie renouvelée. Un nouvel avenir. Une nouvelle espérance. Une nouvelle joie.

Peut-être la souffrance n’est-elle pas enlevée. Peut-être reste-t-elle présente. Peut-être demeure-t-elle tapie dans l’ombre, guettant sa proie. Cependant elle est vaincue. Définitivement vaincue. Elle ne conduit plus l’homme au non-sens, à l’absurde, à la destruction.   

1,1-2,13 : Job frappé par le malheur ;

3,1-31,40 : dialogue avec trois sages Elifaz de Témân, Bildad de Shouah et çofar de Naama et monologue de Job ;

32,1-37,24 : dialogue avec Elihou, fils de Barakéel, le Bouzite ;

38,1-42,66 : dialogue avec Dieu ;

42,7-17 : Job rétabli dans le bonheur.

19:46 Écrit par Pol Braconnier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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