31/12/2017

Lundi 25 décembre 2017

En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre. – Ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. – Et chacun allait se faire inscrire dans sa ville d’origine.

Joseph, lui aussi, quitta la ville de Nazareth en Galilée, pour monter en Judée, à la ville de David  appelée Bethléem, car il était de la maison et de la descendance de David. Il venait se faire inscrire avec Marie, son épouse, qui était enceinte.

Or, pendant qu’ils étaient là, arrivèrent les jours où elle devait enfanter. Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.

Dans les environs se trouvaient des bergers, qui passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux. L’Ange du Seigneur s’approcha, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d’une grande crainte, mais l’ange leur dit : ‘Ne craignez pas, car voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple : aujourd’hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur. Et voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire.’

Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant : ‘Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’il aime.’ Luc 2,1-14.

Un signe est donné aux bergers : un enfant couché dans une mangeoire.

L’enfant, signe de Dieu, signe de l’amour de Dieu. L’enfant que nous ne sommes plus. L’enfance que nous avons quittée, abandonnée, est restée enfouie au fond de nous-mêmes.

Nous sommes devenus ce que nous sommes aujourd’hui. Nous possédons des biens pour prouver notre puissance. Nous méprisons pour satisfaire notre orgueil. Nous rejetons pour assurer notre domination. Nous sommes autoritaires pour imposer nos idées. Nous sommes violents pour démontrer notre force. Nous sommes jouisseurs pour camoufler notre tristesse. Nous sommes bruyants pour cacher notre solitude…

Retournons à la source. Remontons le cours de notre vie. Partons à la recherche de l’enfance qui est en nous. Retrouvons la pauvreté du cœur, la douceur, la pureté, la miséricorde, la paix, la bienveillance (Béatitudes, Matthieu 5,3-12).

Osons poser un regard d’enfant sur tous ceux que nous rencontrons. Osons la bonté et la générosité. Osons la vérité et la confiance. Osons le pardon et la paix. Osons la justice et la sainteté.

Retrouver l’enfance en nous, c’est retrouver Dieu.

Heureuse fête de Noël !

Heureuse retrouvaille de l’enfance oubliée.

‘Qui accueille en mon nom cet enfant, m’accueille moi-même, et qui m’accueille, accueille celui qui m’a envoyé ; car celui qui est le plus petit d’entre vous tous, voilà le plus grand.’ Luc 9,48.

‘En vérité, en vérité, je te le dis : nul, s’il ne naît d’eau et d’Esprit, ne peut entrer dans le Royaume de Dieu.’ Jean 3,5.

20:55 Écrit par Pol Braconnier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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