08/05/2015

Vendredi 8 mai 2015

Avant de passer de ce monde à son Père, Jésus disait à ses disciples : ‘Voici mon commandement : aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Nul n’a d’amour plus grand que celui qui se dessaisit de sa vie pour ceux qu’il aime. 

Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur reste dans l’ignorance de ce que fait son maître ; je vous appelle amis, parce que tout ce que j’ai entendu auprès de mon Père, je vous l’ai fait connaître. 

Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et institués pour que vous alliez, que vous portiez du fruit et que votre fruit demeure : si bien que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l’accordera. 

Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres. Jean 15,12-17.

021.JPGAimer et donner sa vie.

Le serviteur devient le compagnon. Le subalterne devient le semblable. Le soumis devient l’associé. L’étranger devient l’ami. Le voisin devient mon frère.

Le disciple est devenu porteur de ce message. Messager de l’amour. Par sa parole. Par son action. Par sa manière d’être au monde. Amour témoigné dans la banalité du quotidien. Dans les petits gestes de chaque jour.

      L’amour transmet la vie. Il remet debout. Il fait renaître. Il donne la joie et l’espérance.

00:00 Écrit par Pol Braconnier dans Développement personnel | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/03/2012

La Passion (3)

         

L’arrestation


            Evangile de Marc.

            « Au même instant, comme il parlait encore, survient Judas, l’un des Douze, avec une troupe armée d’épées et de bâtons, qui venait de la part des grands prêtres, des scribes et des anciens. Celui qui le livrait avait convenu avec eux d’un signal : ‘Celui à qui je donnerai un baiser, avait-il dit, c’est lui ! Arrêtez-le et emmenez-le sous bonne garde.’ Sitôt arrivé, il s’avance vers lui et lui dit : ‘Rabbi.’ Et il lui donna un baiser. Les autres mirent la main sur lui et l’arrêtèrent… Et tous l’abandonnèrent et prirent la fuite. » Mc 14,43-52.

 

            Il y a des baisers qui sont comme des morsures de serpents ! Sous des visages bienveillants sont dissimulés des pensées de mépris, une volonté de tromper, un désir de manipuler. Et au moment où la défense devient urgente, à l’instant où on voudrait l’aide des amis, ceux-ci s’éloignent, coupent toute relation, ils s’enfuient. Ah, cette solitude face à l’adversaire ! Ce moment sinistre où l’on ne peut compter que sur soi ! Pourtant, ce soir-là, les amis de Jésus étaient à sa table et partageaient le pain et le vin avec lui…    

 

            Le Livre de Job.

            « Le jour advint où… Un messager arriva auprès de Job et dit : ‘Les bœufs étaient à labourer et les ânesses paissaient auprès d’eux. Un rezzou de Sabéens les a enlevés en massacrant tes serviteurs’… Il parlait encore quand un autre survint qui disait : ‘Un feu de Dieu est tombé du ciel brûlant moutons et serviteurs. Il les a consumés’… ‘Des Chaldéens formant trois bandes se sont jetés sur les chameaux et les ont enlevés en massacrant tes serviteurs’… ‘Tes fils et tes filles étaient en train de manger et de boire du vin chez leur frère aîné lorsqu’un grand vent venu d’au-delà du désert a frappé les quatre coins de la maison. Elle est tombée sur les jeunes gens. Ils sont morts.’ » 1,13-22. 

           

Les malheurs se succèdent et s’accumulent. « Comme si un seul ne suffisait pas. » Nous avons parfois l’impression que des personnes sont éprouvées plus que d’autres. Que les malheurs les frappent plus que d’autres. Qu’ils écrasent celui qui est déjà sur le sol.

Chaque jour, les malheurs s’abattent sur le monde faisant de nombreuses victimes. Lorsqu’ils touchent un être aimé, la souffrance et la mort ont une autre répercussion sur nous, une autre résonnance en nous. Notre émotion s’amplifie lorsque des enfants sont concernés.

 

            « Ce jour-là, Jean-Marie TESMOINGT se dirige vers la porte d’entrée du petit garage où il fait entretenir sa voiture… Ce jour-là, c’est aussi une main d’homme qui pousse, face à lui, cette porte à battant qui s’ouvre… du mauvais côté. Brise ses lunettes et le précipite par terre. On relève Jean-Marie avec une fracture du fémur. » L’ambulance l’emmène à la clinique la plus proche, une clinique renommée « faisant partie d’un grand réseau d’établissements catholiques ».

            « La fatalité ! » diront certains. Pour d’autres : « Il n’arrive que ce qui doit arriver. » « C’était écrit ! » « C’est signé : pas de chance ! » Que de paroles encourageantes !

            Un simple concours de circonstances et tout bascule. Les pourquoi restent sans réponses. Voilà un homme debout, effectuant une démarche ordinaire auprès de son garagiste et quelques minutes suffisent pour se retrouver au service des urgences d’une clinique. A ce moment, tout nous échappe. Nous ne maîtrisons rien. Même pas le choix d’un établissement de soins. L’homme avec un projet bien défini, parfaitement maîtrisé, est maintenant couché sur une civière, immobilisé, totalement dépendant, soumis aux décisions et aux gestes des autres.

Un homme debout, en plein combat contre sa maladie, est dans une position allongée, impuissant.

            Nous sommes devant l’inattendu. Le non-prévu dont l’origine nous échappe. Nous éprouvons des émotions : la peur, la tristesse, l’angoisse, le découragement, l’impuissance, l’abandon, la soumission, la révolte, la colère…

            Comment gérer ce qui nous arrive et dont nous ne maîtrisons pas la cause ?

 

le p’tit frère

lepuitsdejacob@gmail.com

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