13/08/2017

Samedi 5 août 2017

En ce temps-là, Hérode le prince de Galilée entendit parler de Jésus, et il dit à ses serviteurs : ‘C’est Jean le Baptiste ! C’est lui qui est ressuscité des morts : voilà pourquoi il fait des miracles.’… Matthieu 14,1-12.

Il y a erreur sur la personne.

Jésus n’est pas la réincarnation de Jean le Baptiste !

Ne faisons-nous pas erreur sur la personne de Dieu ?

On nous a enseigné ‘Dieu’, à partir de la théologie, de la doctrine, des dogmes. Cela nous satisfait-il ? Cela répond-t-il à notre attente ? Cela nous aide-t-il à vivre ?

Dieu reste cet inconnu jusqu’à ce que nous le rencontrions. Jusqu’à ce que nous en faisions l’expérience.

Dieu alors devient personnel. Il devient unique. Il devient l’intime. Il devient le familier.

Dieu est une présence intérieure qui nous accompagne dans notre accomplissement. Dieu est Celui sur lequel s’ajuste notre vie continuellement. Dieu est à la fois la douceur et la force, la bonté et l’action, la compassion et la générosité, la lumière et le guide, la justice et la paix.

Dieu et l’Homme, associés pour l’éternité.

10:34 Écrit par Pol Braconnier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Dimanche 6 août 2017

Lorsqu’il apprit la mort de Jean le Baptiste, 14,13 Jésus partit de là dans une barque, pour se retirer à l'écart dans un lieu désert; et la foule, l'ayant su, sortit des villes et le suivit à pied.

14 Quand il sortit de la barque, il vit une grande foule, et fut ému de compassion pour elle, et il guérit les malades.

15 Le soir étant venu, les disciples s'approchèrent de lui, et dirent : ‘Ce lieu est désert, et l'heure est déjà avancée; renvoie la foule, afin qu'elle aille dans les villages, pour s'acheter des vivres.’

16Jésus leur répondit : ‘Ils n'ont pas besoin de s'en aller; donnez-leur vous-mêmes à manger.’

17 Mais ils lui dirent : ‘Nous n'avons ici que cinq pains et deux poissons.’

18 Et il dit : ‘Apportez-les-moi.’

19 Il fit asseoir la foule sur l'herbe, prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux vers le ciel, il rendit grâces. Puis, il rompit les pains et les donna aux disciples, qui les distribuèrent à la foule.

20 Tous mangèrent et furent rassasiés, et l'on emporta douze paniers pleins des morceaux qui restaient.

21Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille hommes, sans les femmes et les enfants. Matthieu 14,13-21.

Ils étaient nombreux. Ils étaient une foule d’hommes, de femmes et d’enfants. Ils étaient venus à l’écart, hors de la ville, loin du bruit. A l’écart. En retrait. En retraite.

Ils n’avaient rien emporté avec eux. Pas de confort. Pas de nourriture. Et le manque se fit sentir. La faim les tenaillait. Ils allaient défaillir.

Alors Jésus a eu pitié. Il a eu de la compassion. Il a été remué au-dedans de lui-même. Il devait agir. Il devait apaiser leur faim.

Ils se sont assis dans l’herbe. Sur le sol. Comme une terre qui accueille le bon grain.

Cinq pains et deux poissons. Pour les disciples, ce n’est rien. C’est inutile. C’est insignifiant.

Mais Jésus a accepté ce peu de pain. Il a rendu grâce. Il s’est émerveillé de la bonté de Dieu. Il a remercié Dieu pour le ‘peu’. Avec foi. Avec confiance. Avec abandon.

Dieu a fait que ce ‘peu’ devienne abondance. Dieu a fait de cet abandon confiant le témoignage de son action dans la banalité des petits gestes quotidiens.

Lorsque nous avons faim. Lorsque nous sommes en manque. Lorsque nous sommes abattus, découragés, blessés, meurtris, isolés, méprisés, rejetés… Lorsque nous ressentons cette pauvreté, ce ‘rien’, ce vide, ce manque à l’intérieur de nous-mêmes, rejoignons Dieu. Dieu fera que ce ‘rien’ devienne abondance. Comme un fleuve qui irrigue nos terres arides. 

10:29 Écrit par Pol Braconnier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Lundi 7 août 2017

Après avoir multiplié les pains, Jésus obligea aussitôt les disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive tandis qu’il renverrait les foules. Lorsqu’il les eut renvoyées, il monta dans la montagne, à l’écart, pour prier. Le soir venu, il était seul à cet endroit. La barque était au milieu du lac, battue par les vagues, car le vent était contraire. Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur le lac.

En le voyant marcher sur le lac, ils furent bouleversés ; ils disaient : ‘C’est un fantôme !’ et ils poussaient des cris de frayeur. Mais aussitôt il leur parla : ‘Confiance ! c’est moi, ne soyez pas effrayés.’

Pierre prit alors la parole : ‘Seigneur, si c’est toi, ordonne-moi d’aller vers toi sur l’eau.’ Jésus lui dit : ‘Viens.’ Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. Mais, en voyant la violence du vent, il fut effrayé et, comme il commençait à enfoncer, il cria : ‘Seigneur, sauve-moi !’ Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : ‘Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ?’

Lorsque tous deux furent montés dans la barque, le vent s’apaisa. Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui en disant : ‘Vraiment, tu es fils de Dieu !’… Matthieu 14,22-36.

Jésus tendit la main vers le disciple et le saisit.

Encore faut-il exprimer son angoisse, crier sa souffrance, manifester sa peur, accepter la guérison, désirer être sauvé...

Nous sommes tellement sûrs de nous. Certains de notre vérité. Assurés par nos connaissances. Arrogants dans nos attitudes. Méprisants dans nos prises de paroles…

Nous sommes si encombrés de nous-mêmes, si suffisants, si vaniteux !

Il suffit de tendre la main pour que Dieu la saisisse. Pour que Dieu nous soulève. Pour que Dieu nous mette debout.

Il suffit…

10:25 Écrit par Pol Braconnier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |