03/12/2017

Lundi 27 novembre 2017

Jésus enseignait dans le Temple. Il leva les yeux et vit ceux qui déposaient leurs offrandes dans le tronc : c’étaient des riches.

Il vit aussi une veuve misérable y déposer deux piécettes, et il dit : ‘En vérité, je vous le dis : cette pauvre veuve a donné plus que tout le monde. Car tous, ils ont donné de leur superflu ; mais elle, de son indigence, elle a donné tout ce qu’elle avait pour vivre.’ Luc 21,1-4.

Ils croient que la vie éternelle s’achète. Ils croient que l’argent remplace la prière. Ils croient que l’argent se substitue à l’amour du prochain.

La pauvre veuve a déposé deux piécettes dans le tronc. Humblement. Discrètement. Timidement. Peu de valeur en argent, mais grand amour dans le cœur.

C’était sa vie qu’elle donnait. Sa pauvreté qu’elle offrait. L’incertitude du lendemain qu’elle présentait.

Mais ces deux piécettes étaient prières de confiance. Abandon d’elle-même à la bonté et à a tendresse de Dieu. Elle était apaisée. Elle était heureuse.

13:01 Écrit par Pol Braconnier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/11/2017

Dimanche 26 novembre 2017

25,31Lorsque le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s'assiéra sur le trône de sa gloire.

32Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d'avec les autres, comme le berger sépare les brebis d'avec les boucs ; 33et il mettra les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche.

34Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite: Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde.

35Car j'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger ; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire; j'étais étranger, et vous m'avez recueilli ; 36j'étais nu, et vous m'avez vêtu ; j'étais malade, et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venus vers moi.

37Les justes lui répondront : Seigneur, quand t'avons-nous vu avoir faim, et t'avons-nous donné à manger ; ou avoir soif, et t'avons-nous donné à boire? 38Quand t'avons-nous vu étranger, et t'avons-nous recueilli ; ou nu, et t'avons-nous vêtu? 39Quand t'avons-nous vu malade, ou en prison, et sommes-nous allés vers toi?

40Et le roi leur répondra : Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous les avez faites.

41Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche : Retirez-vous de moi, maudits; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges.

42Car j'ai eu faim, et vous ne m'avez pas donné à manger ; j'ai eu soif, et vous ne m'avez pas donné à boire ; 43j'étais étranger, et vous ne m'avez pas recueilli ; j'étais nu, et vous ne m'avez pas vêtu ; j'étais malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité.

44Ils répondront aussi : Seigneur, quand t'avons-nous vu ayant faim, ou ayant soif, ou étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et ne t'avons-nous pas assisté?

45Et il leur répondra : Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous n'avez pas fait ces choses à l'un de ces plus petits, c'est à moi que vous ne les avez pas faites.

46Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle. Matthieu 25,31-46.

Ils ne savaient pas.

L’homme avait faim, ils lui ont donné à manger. L’homme avait soif, ils lui ont donné à boire. L’homme était rejeté, ils l’ont accueilli. L’homme était souffrant, ils lui ont rendu visite. L’homme avait froid, ils l’ont vêtu. L’homme était privé de liberté, ils sont allés vers lui.

La faim, la soif, la maladie, le mépris, la honte, l’emprisonnement… sont des situations extrêmes où l’homme risque sa vie. Au-delà, l’homme perd sa dignité. Il se déshumanise. Il se meurt.

Ils ont donné leurs biens et leur temps. Ils ont été bienveillants et généreux. Ils ont été attentifs et ils ont écouté. Ils ont accompagné et ils ont aimé.

Ils ne savaient pas qu’ils servaient le Fils de l’Homme. Ils ne savaient pas qu’ils servaient le projet de Dieu. Ils ne savaient pas qu’ils construisaient le Royaume de Dieu. Ils ne savaient pas qu’ils vivaient les Béatitudes (Matthieu 5,3-12).

Dieu ne regarde pas notre foi, ni nos pratiques religieuses, ni notre connaissance du catéchisme, ni nos vertus, ni nos dévotions, ni nos prières. Dieu regarde uniquement notre main tendue vers les tout-petits.

Grâce à Matthieu, à présent, nous savons. Mais allons-nous agir ?

19:38 Écrit par Pol Braconnier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Samedi 25 novembre 2017

Des sadducéens – ceux qui prétendent qu’il n’y a pas de résurrection – vinrent trouver Jésus, et ils l’interrogèrent : ‘Maître, Moïse nous a donné cette loi : Si un homme a un frère marié, qui meurt sans enfant, qu’il épouse la veuve pour donner une descendance à son frère. Or, il y avait sept frères : le premier se maria et mourut sans enfant ; le deuxième, puis le troisième épousèrent la veuve, et ainsi tous les sept : ils moururent sans laisser d’enfants. Finalement la femme mourut aussi. Eh bien, à la résurrection, cette femme, de qui sera-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour femme ?’

Jésus répond : ‘Les enfants de ce monde se marient. Mais ceux qui seront jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection des morts, ne se marient pas, car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont fils de Dieu, en étant héritiers de la résurrection. Quant à dire que les morts doivent ressusciter, Moïse lui-même le fait comprendre à propos du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur ‘le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob’. Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants, car tous ont par lui la vie.’

Quelques-uns des scribes prirent la parole : ‘Maître, tu as bien parlé.’ Car ils n’osaient plus l’interroger sur rien. Luc 20,27-40.

La loi du lévirat. L’obligation de perpétuer le nom et de conserver le bien de la famille. Le frère aîné d’un homme décédé sans enfant doit épouser la veuve (Deutéronome 25,5-10).

La foi juive (IIè siècle avant Jésus-Christ : martyre des Maccabées, 2 Maccabées 7,14 ; Daniel 12,2-3) affirme que Dieu est juste et il ne laisse pas dans le chéol (lieu du séjour des morts) ceux qui ont donné leur vie pour Dieu. C’est l’être entier qui ressuscite en remontant du chéol.

La résurrection du Christ laisse entendre une transformation dans sa totalité de l’être personnel de Jésus. Le Ressuscité est le même que Jésus de Nazareth, mais pleinement accompli en Dieu. Le corps ressuscité est un corps spirituel.

Il en est ainsi pour la résurrection des morts : semé corruptible, le corps ressuscite incorruptible ; semé méprisable, il ressuscite éclatant de gloire ; semé dans la faiblesse, il ressuscite plein de force, semé corps animal, il ressuscite corps spirituel. S’il y a un  corps animal, il y a aussi un corps spirituel… Mais ce qui est premier, c’est l’être animal, ce n’est pas l’être spirituel ; il vient ensuite 1 Corinthiens 15,42-46.

19:28 Écrit par Pol Braconnier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |