26/11/2017

Vendredi 24 novembre 2017

Jésus entra dans le Temple et se mit à chasser les vendeurs en leur disant : ‘Il est écrit : Ma maison sera une maison de prière et vous en avez fait un repaire de brigands !’

Il enseignait chaque jour dans le Temple. Les chefs des prêtres et les scribes cherchaient à le faire mourir, ainsi que les notables du peuple. Mais ils n’en trouvaient pas le moyen, parce que tout le peuple l’écoutait, suspendu à ses lèvres. Luc 19,45-48.

Le Temple, c’est plus qu’un bâtiment, c’est une véritable institution. Avec son commerce. Avec son argent. Avec ses règles. Avec ses obligations. Avec sa hiérarchie. Avec ses fonctionnaires…

Jésus chasse, détruit, supprime, tous les vendeurs, tous les profiteurs, tous les arnaqueurs, tous les voleurs, tous les manipulateurs…

Le Temple redevient un lieu de prière. Un lieu de rencontre avec Dieu.

Mais, au fait, nous sommes Temple de Dieu. Nous sommes le lieu, la demeure de Dieu. Il nous appartient donc d’en chasser les vendeurs.

Et voici que le voile du Sanctuaire se déchira en deux du haut en bas… Matthieu 27,51a.

Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira. Car le temple de Dieu est saint et ce temple, c’est vous. 1 Corinthiens 3,16-17.

19:18 Écrit par Pol Braconnier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Jeudi 23 novembre 2017

Quand Jésus se fut approché de Jérusalem et qu’il la vit, il se mit à pleurer sur elle en disant : ‘Si toi aussi, en ce jour, tu avais compris ce qui devait t’apporter la paix ! Mais hélas, cela est resté caché à tes yeux. Des jours vont venir pour toi où tes ennemis t’entoureront de tranchées, t’encercleront, t’assiégeront, te serreront de tous côtés ; ils te briseront sur le sol, toi et tes enfants qui sont chez toi, et ils ne laisseront pas chez toi pierre sur pierre, parce que tu n’as pas su reconnaître le temps où tu as reçu la visite de Dieu.’ Luc 19,41-44.

Hélas ! Hélas ! Hélas !

Déceptions. Lamentations. Regrets. Immense tristesse. Si tu savais su… Si tu avais compris…

Nous ne savions pas qu’il fallait aimer. Nous avons porté la religion comme un verni. Nous avons préféré le culte à l’amour du prochain. Nous nous sommes servis de la religion comme alibi.

Nous avons vécu sans savoir que la foi était source de joie. Sans savoir que la rencontre de Dieu est intérieure. Sans savoir que nous sommes appelés au bonheur, ici et maintenant.

Malheureux sommes-nous de ne pas avoir cru en un Dieu de bonté, d’amour et de tendresse. Nous lui avons préféré un dieu de devoirs, d’obligations, de servitudes.

Malheureux sommes-nous…

Car c’est l’amour qui me plaît et non les sacrifices, la connaissance de Dieu plutôt que les holocaustes. Osée 6,6.

19:13 Écrit par Pol Braconnier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/11/2017

Job, mon frère...

Plusieurs lectures possibles du Livre de Job.

Est-ce la perte de tous les biens : matériels, affectifs, spirituels ? Est-ce la solitude de ceux qui sont meurtris ? Est-ce l’isolement de ceux qui ne sont plus fréquentables à cause de la maladie, du deuil, de la souffrance ?

Job, l’homme écrasé, dépossédé, blessé, détruit, anéanti. Job, l’homme confronté à ses échecs. Job, l’homme englouti dans ses malheurs. Job, l’homme naufragé de la vie.

Portrait de l’homme qui traverse les siècles. Portrait de l’homme universel. Portrait de l’homme que nous sommes lorsque des événements ou des circonstances nous affectent au point de devenir une menace pour notre existence.

Job fait une relecture de sa vie qu’il est seul à connaître. Son entourage fait des suppositions, des supputations, des suggestions. Son épouse voit sa détresse  et lui conseille de rejeter Dieu.

Job poursuit son cheminement. Inlassablement. Avec ténacité. Avec obstination. Il n’y a pas un remède médical, pas une intervention extérieure capables de lui rendre la santé, la paix, la sérénité. Pas de consolation. Pas de réconfort. Pas d’apaisement.

La réponse lui vient de l’intérieur. A la fois de la proximité de Dieu et de son immensité. A la fois de son accessibilité et de sa puissance.

Dieu élève sa vie. Dieu soulève sa souffrance pour une création. Pour une renaissance. Pour une autre vie. C’est là que Dieu nous conduit. Une vie transformée. Une vie renouvelée. Un nouvel avenir. Une nouvelle espérance. Une nouvelle joie.

Peut-être la souffrance n’est-elle pas enlevée. Peut-être reste-t-elle présente. Peut-être demeure-t-elle tapie dans l’ombre, guettant sa proie. Cependant elle est vaincue. Définitivement vaincue. Elle ne conduit plus l’homme au non-sens, à l’absurde, à la destruction.   

1,1-2,13 : Job frappé par le malheur ;

3,1-31,40 : dialogue avec trois sages Elifaz de Témân, Bildad de Shouah et çofar de Naama et monologue de Job ;

32,1-37,24 : dialogue avec Elihou, fils de Barakéel, le Bouzite ;

38,1-42,66 : dialogue avec Dieu ;

42,7-17 : Job rétabli dans le bonheur.

19:46 Écrit par Pol Braconnier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |