23/11/2017

Mercredi 22 novembre 2017

Comme les gens écoutaient les paroles de Jésus (annonçant que le salut était venu pour Zachée), il ajouta la parabole que voici, parce qu’il approchait de Jérusalem, ce qui faisait croire que le Règne de Dieu allait apparaître sur-le-champ.

Il disait donc : ‘Un personnage de la noblesse s’en alla dans un pays lointain pour y recevoir la royauté et revenir ensuite. Il appela dix de ses serviteurs, leur confia dix pièces d’or et leur dit : Faites-les fructifier jusqu’à mon retour. Mais ses concitoyens le détestaient, et ils envoyèrent une délégation derrière lui, chargée de dire : Nous ne voulons pas de cet homme pour notre roi.

Lorsqu’il revint, investi de la royauté, il fit appeler les serviteurs auxquels il avait donné l’argent, pour savoir comment chacun l’avait fait fructifier.

Le premier se présenta et dit : Seigneur, ta pièce d’or en a rapporté dix. – Très bien, bon serviteur ; puisque tu as été fidèle pour de petites choses, reçois le gouvernement de dix villes.

Le deuxième vint lui dire : Ta pièce d’or, Seigneur, en a produit cinq. – ‘Toi aussi, sois à la tête de cinq villes.

Un autre vint en disant : Seigneur voici ta pièce d’or ; je l’avais serrée dans un mouchoir, car j’avais peur de toi parce que tu es un homme exigeant : tu prends ce que tu n’as pas mis en dépôt et tu moissonnes ce que tu n’as pas semé.

Le maître lui dit : Je te juge sur tes propres paroles, mauvais serviteur ; tu savais que je suis un homme exigeant, prenant ce que je n’ai pas mis en dépôt et moissonnant ce que je n’ai pas semé. Pourquoi n’as-tu pas placé mon argent à la banque ? Moi, à mon retour, je l’aurais retiré avec l’intérêt.

Et il dit aux assistants : Enlevez-lui sa pièce d’or, et donnez-la à celui qui en a dix. Ils lui dirent : Seigneur, il en a déjà dix. – Je vous le dis : celui qui possède, on lui donnera ; mais à celui qui n’a pas, on enlèvera même ce qu’il a.

Quant à mes ennemis, ces gens qui ne voulaient pas de moi pour leur roi, amenez-les ici, et massacrez-les en ma présence.’  Luc 19,11-28.

Une pièce en or pour chacun. La même valeur. Le même capital à investir. Mais le rendement est différent. Le résultat est variable. Dix fois la valeur. Cinq fois la valeur. Ou encore un rendement nul parce que le capital n’a pas été placé à la banque. Pas de perte non plus : le maître rentre en possession de son bien.

A nous aussi, cette pièce en or est confiée. Inutile de regarder chez le voisin. Le même capital nous est donné. Qu’est-ce donc ? Une valeur inestimable. Est-ce l’amour ? Est-ce simplement notre humanité ? Notre capacité d’être. Notre capacité d’assumer notre existence. Notre capacité de générosité, de bonté, de bienveillance, de compassion. Notre capacité de faire naître la joie, la paix, le bonheur…

Cette pièce en or ne nous appartient pas. Nous avons la mission de la faire fructifier. Non à notre profit, mais pour pouvoir la rendre un jour avec tout le bien qu’elle aura produit.

19:35 Écrit par Pol Braconnier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Mardi 21 novembre 2017

Jésus traversait la ville de Jéricho. Or il y avait un homme du nom de Zachée ; il était le chef des collecteurs des impôts romains, et c’était quelqu’un de riche. Il cherchait à voir qui était Jésus, mais il n’y arrivait pas à cause de la foule, car il était de petite taille. Il courut donc en avant et grimpa sur un sycomore pour voir Jésus qui devait passer par là.

Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et l’interpella : ‘Zachée, descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer chez toi.’ Vite, il descendit, et reçut Jésus avec joie.

Voyant cela, tous récriminaient : ‘Il est allé loger chez un pécheur.’

Mais Zachée dit au Seigneur : ‘Voilà, Seigneur : je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens, et si j’ai fait du tort à quelqu’un, je vais lui rendre quatre fois plus.’

Alors Jésus dit à son sujet : ‘Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison, car lui aussi est un fils d’Abraham. En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.’  Luc 19,1-10.

Zachée, avais-tu besoin de monter dans l’arbre pour voir Jésus ? Avais-tu besoin de t’élever ? Avais-tu besoin de fournir tous ces efforts à cause de ta petite taille ?

Il fallait redescendre pour rencontrer Jésus. Il fallait redevenir toi-même. Il fallait acquiescer à la réalité.

On ne rencontre Dieu que dans un face-à-face. Dans la banalité du quotidien. Dans la petitesse des petits gestes. Dans l’amour et la bonté. Dans la compassion et la bienveillance.

Dieu est présent. Sans recherche. Sans effort. Sans mérite.

Et cette rencontre-là bouleverse la vie.

19:30 Écrit par Pol Braconnier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Lundi 20 novembre 2017

Comme Jésus approchait de Jéricho, un aveugle était assis au bord de la route et mendiait. Entendant passer la foule, il demanda ce qu’il y avait. On lui annonça : ‘C’est Jésus le Nazaréen qui vient par ici.’

Il s’écria : ‘Jésus, fils de David, prends pitié de moi !’ Ceux qui marchaient en avant lui commandaient de se taire, mais il criait de plus belle : ‘Fils de David, prends pitié de moi !’

Jésus s’arrêta et se le fit amener. Quand il se fut approché, Jésus lui demanda : ‘Que veux-tu que je fasse pour toi ?’ – ‘Seigneur, que je voie !’ Jésus lui dit : ‘Retrouve la vue, ta foi t’a sauvé.’ Aussitôt l’homme retrouva la vue, et il suivait Jésus en glorifiant Dieu.

Lorsqu’il vit cela, tout le peuple se mit à louer Dieu. Luc 18,35-43.

Retrouve la vue. Vis ta foi.

La foi est lumière intérieure. Elle est regard de lumière sur la vie. Elle est transparence dans nos relations avec autrui. Elle est béatitude dans nos rencontres avec Dieu.

Sans ce moment de lucidité, sans la réponse à l’appel, sans l’audace du cri de la  souffrance, Bartimé serait demeuré le mendiant aveugle au bord du chemin.

Bartimé a osé. Il a décidé d’abandonner son passé. Il a désiré une vie nouvelle, un nouveau départ, une renaissance.

Il faut naître d’en haut, dit Jésus à Nicodème (Jean 3,7b).

La foi est naissance à la lumière. La foi est sortie des ténèbres de la cécité. La foi est liberté du disciple de Jésus.

19:13 Écrit par Pol Braconnier | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |